BIENFAITS des PLANTES MEDICINALES

FUMETERRE

dimanche 6 août 2017 par Dr Dom COQUERET

FUMETERRE

Fumaria officinalis L.

un buisson de Fumeterre
dans une ancienne sablière
LA COUR BARREE, 89 Yonne

 Noms vernaculaires :

Fumée de terre, Fiel de terre, Herbe à la jaunisse, Herbe à la veuve, Pied de géline

 BOTANIQUE

Famille des Fumariacées (dans la classification de Cronquist)
mais Famille des Papavéracées (dans la classification phylogénétique)

Plante herbacée annuelle, de 20 à 60 cm ; d’une racine pivotante naissent des tiges ramifiées, tendres, qui s’appuient sur d’autres plantes, ou ont tendance à se pencher, et qui renferment un suc aqueux amer ; les feuilles alternes, très divisées (pennatiséquées), dessinent l’empreinte d’un « pied de poule » (d’où l’un des noms vernaculaires de la plante, une « géline » étant l’ancien nom de la poule au Moyen-Âge) ; leur couleur va du vert glauque au gris cendré ; au sommet des tiges sont des inflorescences de petites fleurs rosées à l’extrémité pourpre, de forme allongée tubulaire et bilobée, la corolle à 4 pétales inégaux, dont le pétale supérieur forme un éperon à la base ; le fruit est une petite capsule verte qui ne renferme qu’une seule graine ; celle-ci est oléagineuse et consommée par les fourmis.

La plante est d’odeur âcre et de saveur amère, l’amertume augmentant avec la dessication.

 HABITAT

La Fumeterre s’est répandue dans les régions tempérées d’Europe, d’Afrique du Nord, et d’Asie occidentale ; elle affectionne les terres incultes, les décombres ; elle est adventice dans les jardins et les vignes (dont elle a disparu suite à l’emploi d’herbicides) ; bio-indicateur de sols maraichers « engorgés » en matière organique.

 USAGE MEDICINAL 

 1) Historique et usages traditionnels 

Les médecins de l’antiquité, DIOSCORIDE, GALIEN, et PLINE, l’auraient appelée « fumée de terre » car « si on met son suc dans les yeux, il fait pleurer comme la fumée du feu ». Mais c’est surtout sa saveur amère qui lui fit attribuer une action tonifiante digestive et bonne pour drainer la bile (comme la CHELIDOINE qui lui est apparentée)

Elle était reconnue apte à fortifier l’estomac, purger le foie, lâcher le ventre, et purifier l’ensemble de l’organisme, en nettoyant diverses dermatoses (qualifiées à l’époque de dartes, herpès, psore, serpigine…).

La médecine arabe reçut l’héritage de la médecine gréco-romaine et en transmit les mêmes données. La médecine populaire au Moyen-Âge, et pendant la Renaissance, ne fit que perpétuer les indications anciennes.

Au XVI° siècle, MATTHIOLI médecin et botaniste italien réputé de Sienne, qui avait traduit les manuscrits de DIOSCORIDE, la recommandait dans « l’obstruction des viscères abdominaux ».

DALECHAMPS, médecin-botaniste à l’Hôtel-Dieu de Lyon, dans son « Histoire générale des plantes » parue en 1615, (où il recensa les vertus de 2731 plantes), attribuait à la Fumeterre la vertu de « résoudre les crasses », de « traiter l’opilation du foie » ; il précisait qu’elle « évacue les humeurs bilieuses par les urines », « fortifie l’estomac », « désopile les humeurs bilieuses et pourries », et « rend le sang clair » par sa « vertu purgative ».

Au XIX° siècle, CAZIN (qui fut médecin à Boulogne et à Calais) prescrivait encore couramment le suc de fumeterre en sirop pour « la débilité des voies digestives, l’ictère, les engorgements des viscères abdominaux, dans les affections cutanées scorbutiques et scrofuleuses, dans les dartes » et même « la lèpre » (qui à cette époque désignait des formes de psoriasis).

Fumeterre au feuillage délicat
au Val du Buisson
CRAVANT, 89 Yonne

 2) Composition & Pharmacologie 

Dans son suc, ont été isolés, à une concentration allant de 0,3% à 1% :
de nombreux alcaloïdes , environ une centaine ! dont le principal est la « Fumarine  », appellation première du principe actif majeur extrait dès le XIX° siècle de la plante, identifiée depuis avec un alcaloïde isoquinoléïque : la Protopine, qui est un spasmolytique (c’est à dire relaxante des fibres musculaires lisses digestives), et possède un pouvoir antihistaminique (anti-allergique et anti-prurigineux) ; elle est aussi stimulante cardiaque et respiratoire (a été utilisée dans l’asthme). (GOETZ, 2009)
Cette protopine a également été trouvée chez d’autres papavéracées comme la CHELIDOINE et l’ESCHOLTZIA.

Citons encore :
. parmi les alcaloïdes isoquinoléiques : l’Allocryptopine, la Sinactine, la Copticine
. parmi les alcaloïdes « spirobenzylisoquinoléiques » : la Fumaricine, la Fumaritine, et la Fumariline
. parmi les alcaloïdes « benzophenanthridines » : la Fumaritridine, et la Fumaritrine
. parmi les alcaloïdes de type « protoberbérines » : l’Aurotensine, la Stylopine, la N-méthylsinactine...

La plupart de ces alcaloïdes isoquinoléiques sont des inhibiteurs de l’Acéthylcholinestérase (l’enzyme qui dégrade l’Acéthylcholine, un neuromédiateur à la fois central au niveau cérébral, et du système parasympathique au niveau périphérique) ; ils concourent donc à relever le taux d’Acéthylcholine dans les synapses cérébrales et du système digestif. (VRANCHEVA, 2016)

La Corydaline, présente dans la FUMETERRE et la CORYDALE (une plante proche, de la même famille), a prouvé ses propriétés de facilitation de la vidange gastrique et intestinale ; c’est un narcotique léger, également antalgique et anti-allergique.

Ont encore été isolés :
- des Flavonoïdes : glycosides de Quercétine, d’Isoquercétine, de Rutine ; ils sont tous anti-oxydants.
- des acides phénols : acide chlorogénique, caféique, fumarique, caféoylmalique. Parmi eux, l’Acide fumarique s’est révélé posséder une action anti-inflammatoire particulièrement bénéfique bénéfique sur le psoriasis. Un essai clinique a été mené avec une pommade FURADERM ® à base d’esters d’acide fumarique (MROWIETZ, 1998)
- et des sels de potassium.

Les propriétés pharmacologiques mises en évidence par les travaux scientifiques de laboratoire, in vitro et in vivo chez l’animal, ainsi que par quelques études cliniques humaines, sont :
- majoritairement digestives :
. cholérétique et amphocholérétique (HEULLY, 1969)
. inhibitrice de la formation de lithiase biliaire ((LAGRANGE, 1973)
. antispasmodique dans les dyskinésies biliaires (GRÜNEWALD, 2007) et (SAJJAD, 2015)
. spasmolytique biliaire (IVANCHEVA, 1999) notamment dans les coliques vésiculaires (HENTSCHEL, 1995)
. hépatoprotectrice par ses flavonoïdes et l’acide chlorogénique (SHARMA, 2012), de la plante entière contre l’over-dose au Paracetamol (RAO, 1997) et par un extrait le Monométhylfumarate (RAO, 1998), ainsi que par la Protopine qu’elle contient avec une protection équivalente à celle de la Silymarine du Chardon-Marie (RATHI, 2008)

- bénéfiques sur le système cardio-vasculaire grâce à la Protopine qui est hypotensive et bradycardisante (GOETZ, 2009) ainsi que cardioprotectrice et anti-arythmique en cas d’ischémie myocardique (GORBUNOV, 1980)

- eupnéique dans l’asthme (utilisation traditionnelle en Afghanistan)

- antipyrétique

- antivirale sur les Parainfluenzae (VRANCHEVA, 2016)

- dépurative de nombreuses maladies cutanées (éruptions, eczéma, psoriasis) (GRÜNENWALD, 2007), dont une étude multicentrique dans le psoriasis (MROWIETZ, 1998)

- anti-inflammatoire et anti-allergique oculaire, dans les conjonctivites

Fumeterres dans les vignes
au lieu-dit « Les Châtains »
MILLY (près CHABLIS), 89 Yonne

 3) Indications thérapeutiques 

En résumé, les propriétés cliniques bien documentées de la Fumeterre sont :
=> une action « amphocholérétique », régulatrice du flux biliaire. Elle est à la fois cholérétique c’est-à-dire qu’elle augmente la sécrétion de bile par le foie, cholagogue c’est-à-dire qu’elle favorise une bonne contraction de la vésicule biliaire, tout en relaxant le sphincter d’Oddi qui verrouille en dehors des repas la sortie du cholédoque. Par cette triple action, la Fumeterre purge le foie et toutes les toxines du corps dont le foie assure la détoxification et l’évacuation biliaire, puis fécale.

Elle soulage les troubles associés à la « dyskinésie biliaire  » (dont l’essentiel se résume à un spasme du sphincter d’Oddi, d’origine nerveuse, bloquant l’écoulement biliaire), qui sont des états nauséeux, avec inappétence, des lourdeurs de l’hypochondre droit, des céphalées matinales voire des migraines d’origine hépatique, et de la constipation.

La Fumeterre est donc l’un des plus grands draineurs hépato-biliaires (avec le CHARDON-MARIE, la CHELIDOINE et le CURCUMA). Elle fait recouvrer l’appétit, se comporte en « tonique amer » sur l’estomac, facilite la digestion, et grâce au flux biliaire, restaure le transit intestinal.

=> grâce à un effet diurétique propre, associé au drainage hépato-biliaire, et à une amélioration du transit, la Fumeterre est un puissant détoxifiant de tout l’organisme, qu’elle nettoie et régénère. Elle « épure le sang », réduit la pléthore, et fut considérée comme une « plante de longévité », ayant la réputation de faire des centenaires !

En « dépurant » les toxines associées à de nombreuses dermatoses, elle a fait ses preuves dans maintes pathologies dermatologiques (eczéma, dartes, acné, folliculite, et même le psoriasis).

=> elle est anti-allergique, à cause de propriétés anti-histaminiques ; elle soulage le prurit des eczémateux et améliore l’asthme allergique, et la conjonctivite allergique. Chez les sujets allergiques, on a conseillé d’associer le PLANTAIN à la FUMETERRE.

=> sédatif nervin léger, exerce un effet calmant sur le SNC (système nerveux central) en activant les récepteurs GABA (un neurotransmetteur). Cette action sédative est partagée par d’autres Fumariacées et Papavéracées (CORYDALE, CHELIDOINE, PAVOT, COQUELICOT, ESCHOLTZIA) ; toutefois la Fumeterre est dépourvu d’effet morphinique ou de phénomène d’accoutumance.

=> enfin, par un effet sympatholytique léger, elle abaisse la tension artérielle, et ralentit la tachycardie des neurotoniques.

=> elle a son indication comme fébrifuge dans les fièvres grippales

Malgré le peu d’études cliniques, mais si l’on en juge par le grand nombre de patients qui se traitent avec le Nébulisat de Fumeterre, la tolérance est excellente, et aucun effet adverse n’a jamais été rapporté.
Noter seulement qu’à très fortes doses, une toxicité pourrait apparaitre, manifestée par des diarrhées, et une dépression respiratoire.
Par ailleurs, LECLERC a observé quelquefois, au–delà de 10 jours de traitement, une inversion d’effet : à l’effet stimulant initial, succède un effet « hyposthéniant » (c’est-à-dire une asthénie, une sensation de fatigue).

 RECOLTE

En Avril, juste après la floraison, ou jusqu’en juin ; cueillir les sommités fleuries (fleurs et feuilles), à sécher rapidement.

une Fumeterre sur la Côte des Boisseaux
CHAMPS s/ YONNE, 89 Yonne

 EMPLOI MEDICINAL et POSOLOGIE

- en INFUSIONS d’inflorescences fraiches, ou de plante séchée : 4-6 g soit 2 cuillères-à-café à 1 cuillère-à-soupe par tasse ou bol x 2-3 fois /j. par cures de 2 à 3 semaines en drainage hépatique

- en TEINTURE MERE : FUMARIA OFFICINALIS TM : 30 à 50 gouttes x 3 fois /j par cures de 7-10 j. à plusieurs semaines pour « désengorger » le foie.

- en extrait sec (COMPRIMES) : il existe en pharmacie une spécialité du nom d’ODDIBIL ® qui est du nébulisat de Fumeterre à 250 mg/cp ; posologie recommandée 2 dragées x 2 à 3 fois /j. par cures de 8 à 10 j. On peut aussi « encadrer » ponctuellement des repas copieux de famille ou d’amis :
3 dragées avant l’agape, 3 cp après et 3 cp le lendemain matin

ou en gélules Phyto : FUMETERRE Arkogélules 220 mg : 1 gélule x 3 fois/j (posologie pouvant être doublée pendant quelques jours)

- en SIROP de Fumeterre : se prépare avec du suc de plante fraiche auquel on rajoute une quantité équivalente de sucre ;
ou bien, faire infuser 60 à 100 g de parties aériennes dans 1 litre d’eau bouillante, laisser infuser 3 à 6 heures, presser, filtrer, rajouter 800g de sucre, porter brièvement à ébullition ; emboucher, et conserver au frais. Pososogie 1 cuillérée-à-soupe x avant chacun des 3 repas. Cures de 10-15 j. recommandées.

Dans l’indication digestive (hépato-biliaire ou pour une constipation) :
associer au BOLDO, CHARDON MARIE, ou ARTICHAUT

Dans l’indication d’une dépuration générale au printemps :
associer au PISSENLIT et à la CHICOREE.

Dans l’allergie : l’associer au PLANTAIN ou à l’HUILE de PERILLA.

Dans l’indication dépurative à visée dermatologique, on aura grand intérêt à associer ou plutôt à faire des cures alternées avec PISSENLIT, BARDANE, et PENSEE SAUVAGE sur une période assez longue de plusieurs mois.

 PHARMACOPEE FRANCAISE 

Liste A (ansm Juillet 2016)

 REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 

 1) Bibliographie générale :

Jan VOLAK – Jiri STODOLA « Plantes médicinales » p. 156

Vaclav VETVICKA « Plantes des champs et des forêts » p. 38-39

H. LECLERC « Précis de Phytothérapie » p. 141

Paul-Victor FOURNIER « Dictionnaire des Plantes médicinales et vénéneuses de France » 1947, ré-éd. 2010, p. 424-427

L. BEZANGER-BEAUQUESNE, M. PINKAS, M. TORCK, F. TROTIN « Plantes médicinales des régions tempérées » 2° éd. 1990 ; p. 109-110

Pr J-P CHAUMONT, Dr J-M MOREL « Se soigner avec les plantes de Bourgogne » p. 102-103

Jacques FLEURENTIN « Du bon usage des plantes qui soignent » p. 142-143

Loïc GIRRE « Les plantes et les médicaments » p. 147

Gérard DUCERF « L’encyclopédie des Plantes bio-indicatrices » Vol 1, p. 172

Francis DEBAISIEUX, Jean-Marie POLESE « Plantes médicinales » p. 56

Fabrice BARDEAU « La pharmacie du Bon Dieu » p. 120-122

 2) Ouvrages anciens :

Jacques DALECHAMPS, Jean DES MOULINS « Histoire générale des plantes »

(1615) T2, chap XL p. 182-186

Henri MILNE-EDWARDS « Manuel de Matière Médicale » (1831) p. 125

François-Joseph CAZIN « Traité pratique et raisonné des plantes médicinales indigènes » Paris, 3° édition, 1868 p. 169-171

 3) Articles scientifiques :

(articles classés par ordre chronologique, des plus anciens aux plus récents) :

HEULLY F, DROUIN P, LAURANT J, BAS M, MAUUAZY G. « Appréciation des propriétés cholérétiques du nébulisat de Fumaria officinalis par le tubage duodénal minute » Ann. Méd. Nancy 1969 ; 8 : 295-9

LAGRANGE E, AUROUSSEAU M « Effect of spray-dried product of Fumaria officinalis on experimental gal bladder lithiasis in mice » Ann. Pharm. Fr. 1973 ; 31 : 357-62

ROUX M. « Le nébilisat de Fumeterre dans la régulation des troubles intestinaux chroniques d’origine biliaire » Gazette médicale de France 1977 ; 84(34) : 3794-8

REYNIER M, LAGRANGE E, GODARD F. « Action du nébulisat de Fumeterre officinal sur la musculature lisse (Fumaria officinalis spray action on smooth muscles) Travaux de la Pharmacie de Montpellier 1977 ; 37(2) : 85-102

GORBUNOV NP, MOLOKHOVA LG, SHUKHANOV AA « Preparation and the arrhythmic activity of the total alkaloids of Fumaria officinalis L. « Pharm. Chem. 1977 ; 11(5) : 640-42

GORBUNOV NP, SUKHANOV AA, BOLOTOVA MF « Pharmacological correction of myocardial ischemia and arrhythmias in reversible coronary blood flow disorders and experimental myocardial infarct in dogs » (en russe) Kardiologia 1980 May ; 20(5) : 84-7

MARRDIROSSIAN ZH, KIRYAKOVT HG, RUDER JP, MACLEAN DB « Alkaloids of Fumaria officinalis » Phytochemistry 1983 ; 22(3) : 750-61 (Department of Chemistry and Biochemistry, Plovdiv, Bulgaria)

HENTSCHEL C, DRESSLER S, HAHN EG « Fumaria officinalis (Fumitory) – clinical applications » (in German) Fortschr. Med. 1995 ; 113 : 291-92 (Universität Erlanger-Nürnberg, Germany)

RAO KS, MISHRA SH « Hepatoprotective activity of the whole plants of Fumaria indica » Indian J. Pharm. Sci. 1997 Jul-Aug ; 59(4) : 165-70 (University of Baroda, Gujarat, India)

RAO KS, MISHRA SH « Antihepatotoxic activity of monomethyl fumarate isolated from Fumara indica » J. Ethnopharmacol. 1998 Apr ; 60(3) : 207-13 (University of Baroda, Gujarat, India)

MROWIETZ U, CHRISTOPHERS E, ALTMEYER P. « Treatment of psoriasis with fumaric acid esters : results of a prospective multicentre study » German Multicentre Study Br. J. Dermatol . 1998 ; 138 : 456-60

NIMBKAR SR, JUVEKAR AR, JOGALEKAR SN « Hepatoprotective activity of Fumaria indica in hepatotoxicity induced by anti-tubercular drugs treatment » Indian Drugs-Bombay 2000 ; 37(11) : 537-42

ORHANA I, OZCELIK B, KARAOGLU T, SENER B. « Antiviral and antimicrobial profiles of selected isoquinoline alkaloids from Fumaria and Corydalis species » Z. Naturforsch C. 2007 Jan-Feb ; 62(1-2) : 19-26 (Ankara University, Turkey)

GRUENWALD J, BRENDLER T, LAGOW B. PDR for Herbal Medicines, 4° éd. Montvale : Thomson PDR, 2007, p. 340

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GOETZ P, GHEDIRA K, LE JEUNE R « Fumaria officinalis L. (Fumariaceae) » Phytothérapie 2009 ; 7 : 221-25 Dumenat de Phytotherapie Paris-XIII Bobigny, France & Laboratoire de Pharmacognosie, Monastir, Tunisie)

SHARMA UR, PRAKASH T, SURENDA V, ROOPAKARKI NRR, GOLI D. « Hepatoprotective activity of Fumaria officinalis against CCL4-induced liver damage in rats » Pharmacologia 2012 ; 3 : 20 (Acharya Institute, Bangalore, India)

GUPTA PC, SHARMA N, RAO ChV « A review on ethnobotany, phytochemistry, and pharmacology of Fumaria indica (Fumitory) » Asian Pac. J. Trop. Biomed. 2012 Aug ; 2(8) : 655-669 (Kanpur University, India)

SAJJAD S, BABAEIMARZANGOU SS, AGHAJANSHAKERI SH, ANOUSHEH D, MIKAILI P. « Ethno-botanical, Bioactivities and Medicinal mysteries of Fumaria officinalis (Common Fumigatory) » J. Phar. Biomed. Sci. 2015 ; 05(11) : 857-62 (Urmia University, Iran)

KHAMTACHE-ABDERRAHIM S, LEQUART-PILLON M, GONTIER E, GAILLARD I, PILARD S, MATHIRON D, DJOUDAD-KADJI H, MAIZA-BENABDESSELAM F. « Isoquinoline alkaloids fractions of Fumaria officinalis : Characterization and evaluation of their antioxidant and antibacterial activities » Industrial Crops and Products 2016 Dec ; 94 : 1001-08 (Université de Bejaia, Algérie & Université de Picardie, Amiens, France)

 WEBOGRAPHIE 

www.doctissimo.fr
www.wikiphyto.org
www.plantes-et-santé.fr


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