BIENFAITS des PLANTES MEDICINALES

EGLANTIER

vendredi 25 août 2017 par Dr Dom COQUERET

EGLANTIER

Rosa canina L.

un Eglantier dans la Vallée de l’Anoureau
CHITRY, 89 Yonne

 Noms vernaculaires :

Rosier sauvage, Rosier des chiens, « Gratte-cul »

 BOTANIQUE

Famille des Rosacées

L’Eglantier appartient à un genre où existent plusieurs centaines de « Rosiers sauvages », dont certaines variétés ont été sélectionnées pour devenir les rosiers de jardin. Mais parmi ceux demeurés sauvages, l’Eglantier reste le plus connu dans nos régions tempérées.
Ses longues tiges en arceau peuvent atteindre 3 à 4 mètres, le long desquelles s’échelonnent de redoutables épines arquées, acérées, en forme de bec d’aigle. Par contre, les courts pédoncules floraux n’en portent pas. Les feuilles sont alternes, et imparipennées (c’est-à-dire qu’elles portent des folioles de nombre impair, en général 5 ou 7, qui sont dentées).

La fleur, appelée « Eglantine », possède 5 pétales d’une couleur rose pâle, parfois blanche, d’une telle fraicheur qu’elle symbolise l’innocence et la virginité. En son centre, s’épanouissent de nombreuses étamines jaunes.

Le fruit appelé « Cynorrhodon » est en réalité un pseudo-fruit ou réceptacle en forme d’urne, de la taille d’une olivette de couleur rouge-orangée comme du corail ; contenant des graines (qui sont les véritables fruits) pourvus de poils à l’origine du nom de « poil à gratter  ».

Ajoutons que sur les bourgeons de la plante poussent parfois de petites arborescences rousseâtres appelées « bédégar » : il s’agit d’une galle chevelue développée suite à la piqure d’un insecte (le cynips du rosier).

une beauté virginale

 HABITAT

L’Eglantier est le rosier sauvage répandu dans l’hémisphère Nord, depuis l’Asie Centrale à l’Europe tempérée, en incluant le Caucase et le Moyen-Orient ; dans les régions méridionales, il s’installe en montagne.
Il pousse en lisière des bois, dans des friches, et sur les talus.

 USAGE MEDICINAL :

 1) Historique et usages traditionnels :

Le Cynorrhodon a fait partie des fruits et baies récoltés par l’homme du Néolithique. En témoignent les graines retrouvées dans les dépotoirs des villages lacustres du Jura (lacs de Chalain et de Clervaux). Ce fruit est d’autant plus intéressant que, restant accroché à sa tige, il peut être récolté à partir du mois de Septembre pendant tout l’hiver.

Son nom « cynorrhodon », qui a traversé les siècles pour se maintenir intact jusqu’à nous, provient du grec, et signifie littéralement « rose des chiens ». On croyait à l’époque antique que les racines de l’arbuste était le remède aux morsures de chiens enragés.

PLINE l’ANCIEN cite l’utilisation d’un sirop de rose musquée à des fins médicinales.

Pendant le Moyen-Age, dans les monastères, le Frère apothicaire préparait une sorte de confiture à base de baies d’églantier, réputée pour redonner de la vigueur aux malades, et redonner des forces aux pélerins de passage, fatigués.

La tradition populaire avait recours au cynorrhodon comme tonique (en confitures) particulièrement l’hiver, et astringent (dans les rhumes et les diarrhées). Feuilles et fleurs sont légèrement laxatives ; et les pétales étaient appliqués sur les yeux et les plaies (comme ceux de Lys) pour guérir les inflammations des paupières et les ulcères.

Ce n’est qu’après qu’on eut isolé la Vitamine C des agrumes, des fruits, et des baies de cynorrhodon après 1933, que juste avant la guerre 39-45 apparurent des sirops d’Eglantier pour fortifier les enfants.

une Eglantine

 2) Composition & Pharmacologie :

L’analyse chimique et les études pharmacologiques sur le Cynorrhodon ont révélé :
- sa richesse en vitamines A,B1, B2, K, PP, E…
- et en sels minéraux : Ca, K, Mg, P, Fe
- mais surtout sa richesse en Vitamine C qui lui assure la plupart de ses belles propriétés ; le Cynorrhodon est le fruit où la teneur en Vitamine C est la plus importante : les taux les plus bas sont de 500 à 800 mg/100g (soit 0,5 à 0,8%), mais peuvent atteindre 1000 à 1700mg/100g, soit plus de 1% de la pulpe, aussi riche que l’ACEROLA, et 10 à 20 fois la teneur des agrumes. Cette vitamine indispensable que l’organisme humain ne sait pas synthétiser, appelée aussi Acide ascorbique, est un puissant anti-oxydant, et un anti-scorbutique. Elle joue le rôle de cofacteur enzymatique dans les réactions d’hydrolylation. La plupart des bons effets de la plante sur l’asthénie et les maladies hivernales sont attribués à son action vitaminique.
- de la pectine (10-15%) qui sont des chaines de polysaccharides (par polymérisation de l’acide galacturonique) assurant la structure « gel » au fruit ; la pomme en particulier en contient beaucoup. La pectine crue fixe les ions comme le CA++, mais également les métaux lourds, y compris les radioisotopes comme le Césium 137 dont il débarrasse l’organisme.
- des tanins (polyphénols), dont le plus important est l’acide éllagique, qui ont des effets anti-oxydant, antimutagénique, et anticancéreux.

- et des flavonoïdes (Quercétine, Kaempférol, Hyperoside...) aux propriétés anti-oxydantes ; parmi eux encore, le tiliroside est un flavonoïde glucosidique qui s’avère particulièrement intéressant : outre son action anti-oxydante, il est anti-diabétique (en réduisant l’absorption intestinale des hydrates de carbone), et possède une action anti-obésité (en activant l’adiponectine) ; ces deux dernières propriétés conjuguées inhibent la prise de poids pathologique des sujets prédiabétiques (de type II) et réduisent le stockage de leur graisse abdominale. Ce tiliroside est aussi un freinateur du vieillissement cutané, en réparant le tissu conjonctif. On l’extrait aussi d’une autre plante, tropicale celle-là, appelée WALTHERIA à des fins cosmétiques, pour la fabrication de crèmes anti-rides. Enfin, ce flavonoïde possède des effets anti-inflammatoires et anti-prolifératifs.

La pulpe du réceptacle contient encore :
- des acides triterpéniques : acide ursolique, acide oléanique, et acide bétulinique qui sont des anti-inflammatoires en inhibant les enzymes COX-1, COX-2, et les leucotriènes (WENZIG EM et al, 2008)
- des acides organiques, surtout citrique et malique :
L’acide citrique, présent également en grande quantité dans le citron, est un élément clé du « Cycle de KREBS », un carrefour métabolique dans la chaine énergétique des organismes aérobies. Il est aussi bactéricide.
L’acide malique, également constituant de la pomme et du raisin, est un acide « détrartrant » les dépots calcaires, et antibactérien. Il améliorerait l’utiisation d’ATP (cette molécule énergétique) dans les muscles, en particulier dans la fibromyalgie.

- et enfin des caroténoïdes qui sont des anti-oxydants, en particulier :
le Bêta-carotène est un pigment orangé retrouvé également dans la carotte et le potiron ; c’est une provitamine A . Elle freine la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) et prévient l’artériosclérose. Elle protège la peau exposée au soleil des agressions dues aux ultraviolets.

Le Lycopène, lui aussi un pigment rouge-orangé retrouvé en haute teneur dans la tomate et le pamplemousse, est un puissant anti-oxydant naturel ; liposoluble, il traverse les membranes cellulaires et piège au coeur des cellules les atomes d’oxygène libéré par le processus oxydatif. Il prévient les maladies cardio-vasculaires et le cancer de la prostate.

- les graines contiennent des acides gras insaturés, très favorables à la santé, comme les acides linoléique, oléique, linolénique, palmitique, stéarique, et arachidonique.

Les soies des graines contenues dans la capsule de cynorrhodon sont très prurigineuses. Combien d’enfants espiègles de nos campagnes n’ont-ils pas, par taquinerie, versé de ce « poil à gratter  », dans le col des filles ! Ingérés, ces poils provoquent une irritation de la gorge et du tube digestif jusqu’à sa sortie : le prurit anal induit est à l’origine de l’appellation « gratte-cul » donnée au cynorrhodon.

Cynorrhodons dans la Vallée de Tourbenay
LA COUR BARREE, 89 Yonne

 3) Indications thérapeutiques du CYNORRHODON

=> Le Cynorrhodon est reconnu depuis longtemps comme un tonique qui corrige les états asthéniques et augmente la résistance de l’organisme au cours des états infectieux, en particulier des viroses hivernales, dont la grippe. L’explication rétrospective de cette action tient, en grande partie, aux propriétés physiologiques de la Vitamine C contenue à taux élévé. Celle-ci renforce en effet le système immunitaire.

=> Il stimule l’hématopoïèse, qui est la régénération des globules rouges, en augmentant l’absorption du fer au niveau de l’intestin grêle.

=> Il détoxifie l’organisme en chélatant les métaux lourds (en particulier le plomb). Il est diurétique, et élimine les toxines par les voies urinaires.

=> Il restaure le collagène, élément-clé du tissu conjontif (qui est le tissu de soutien des téguments, des organes, et des vaisseaux ; et le principal constituant des tendons) ; et permet la cicatrisation des plaies et des ulcères.

=> Il est astringent : le fruit (cynorrhodon) est utile dans les diarrhées  (alors que les fleurs et feuilles sont légèrement laxatives) ; il est astringent aussi dans les rhumes (la rhinorrhée étant un « écoulement » d’une muqueuse irritée). Notons au passage que la pulpe du fruit contient l’antidote des effets irritants des poils des graines !

=> Des études récentes ont mis en évidence un effet anti-inflammatoire bénéfique dans les rhumatismes. Plusieurs études cliniques sur l’homme, randomisées et en double-aveugle, réalisées à Berlin et à Copenhague chez des patients atteints d’arthrose de hanche et de genou, ont démontré une réduction significative des douleurs, et une amélioration modérée de la flexion des articles (WINTHER K et al, 2005 ; ROSSNAGEL K et al, 2007 ; et CHRISTENSEN R et al, 2008). Ce sont les composés phénoliques et les flavonoides qui agissent, grâce à leurs effets anti-oxydants et anti-inflammatoires sur les tissus ; également, une action régénératrice du tissu conjonctif pourrait expliquer le gain de mobilité articulaire, même modeste, constaté chez les « arthritiques ».

La poudre de Cynorrhodon a même été testée chez des patients atteints de polyarthrite rhumathoïde, dont on sait la gravité des poussées inflammatoires conduisant à la destruction des articulations. Les extraits de Rosa canina (à la posologie de 5 g/ 24H pendant 6 mois) ne suffisent pas à réduire significativement cette pathologie, toutefois, une amélioration a été constaté quand le remède était ajouté au traitement classique (WILLICH SN et al, 2010)

=> Le fruit de Rosa canina a des propriétés hypoglycémiantes. En Anatolie, il était utilisé en médecine traditionnelle comme anti-diabétique. In vivo chez le rat diabétique, un effet hypoglycémiant est bien démontré (ORHAN N et al , 2009) ; la fraction active était celle contenant des monosaccharides et oligosaccharrides. Pourraient aussi réguler la glycémie les polysaccharides de la pectine, et le Tiliroside (cf. supra).

=> Une action anticancéreuse a été tout récemment mise en évidence in vitro sur le cancer du colon (JIMENEZ S. et al. 2016) ; l’action antitumorale résulte de l’ensemble des composants : Vitamine C, Polyphénols, et Flavonoïdes. Il est trop tôt pour extrapoler cette action chez l’homme. Mais cela tend à conforter une notion déjà avancée que la consommation régulière de fruits et de baies riches en polyphénols et en Flavonoïdes préviendrait le risque d’apparition du cancer colorectal.

le Bédégar de l’Eglantier
au lieu-dit « Les Plantes »
LA COUR BARREE, 89 Yonne

Complétons l’usage médicinal de l’églantier par l’usage de son BEDEGAR
On lui a traditionnemment attribué les propriétés suivantes :
- vermifuge
- diurétique doux
- astringent, a été utilisé dans la dysenterie
- éliminateur de lithiase urinaire
- cicatrisant des plaies et fistules (d’après H. LECLERC) en applications locales de teinture au 1/5.

 USAGE CULINAIRE 

Depuis le Néolithique, et au cours des siècles, les baies de Cynorrhodon
ont toujours été consommées par les paysans, pendant l’hiver, sous forme d’infusions, de décoctions, de compotes ou de confitures.

=> L’EXTRAIT de FRUITS FRAIS : la Vitamine C étant partiellement détruite à la chaleur, et la pectine hydrolysée, seul l’extrait de fruits frais écrasés et non-cuits peut apporter tous les bénéfices nutritionnnels, vitaminiques et détoxifiants attendus.
L’idéal est de récolter les cynorrhodons après les premières gelées ; une alternative, dès Septembre, lorsque les fruits sont déjà mûrs mais encore fermes, consiste à les faire « blettir » au congélateur pendant 48H. Laver les fruits à l’eau froide. Commence alors une opération longue et fastidieuse : couper les fruits en 2, puis enlever au couteau les graines et les poils ; ne garder que le péricarpe et sa pulpe. Puis broyer (dans un hachoir ou un blinder) ou rajouter un peu d’eau pour broyer au mixeur ; puis écraser-filtrer au pilon dans un tamis, et terminer en filtrant à nouveau le jus obtenu dans un linge afin d’éliminer les dernières traces de poils (sinon, gare au troufignon !). Ce jus épais, conservé au réfrigérateur, doit être consommé en quelques jours.

graines et poils-à-gratter
à l’intérieur d’un Cynorrhodon

=> COMPOTE de CYNORRHODON : Récoltés frais, éventuellement congelés, et lavés, les cynorrhodons sont placés dans une bassine ; les couvrir d’eau. Faire cuire à feux doux pendant 20 minutes. Puis, passer au presse-purée ; l’opération la plus délicate consiste ensuite à filter cette compote à travers des tamis au maillage de plus en plus fins. La pulpe obtenue est légèrement acidulée, onctueuse et savoureuse.

=> CONFITURE de CYNORRHODON : la tradition en a été conservée en Alsace et dans les campagnes. Procéder comme pour la compote ; puis rajouter en sucre le poids équivalent à la pulpe ; recuire à feux doux pendant 5 minutes ; verser dans des pots ébouillantés, fermer hermétiquement les couvercles. Les pots se gardent au moins un an.

=> LIQUEUR de CYNORRHODON : laisser macérer pendant une dizaine de jours « une poignée » de cynorrhodons (ou mieux, si l’on en a le courage, une cinquantaine de baies évidées de leurs graines et poils, et lavées) dans 75 cl de Cognac, avec 3 feuilles de Tanaisie (rajoutées pour leur puissant parfum arômatique) ; puis filtrer, rajouter 150g de sucre. A consommer dans petit verre à liqueur, avec modération !

des Cynorrhodons
évidés de leurs graines et de leurs poils

=> VIN d’EGLANTIER : une vieille recette de Rustica : laver puis couper en deux 1 kg de baies de cynorrhodons, que l’on met dans une bombonne. Puis, mélanger 2 litres d’eau pour 1 kg de sucre, porter à ébullition pendant 5 minutes, laisser refroidir et verser dans la bombonne. Fermer le goulot avec un linge. Placer la bombonne sur le toit d’une armoire ou du réfrigérateur, et laisser macérer d’Octobre à Mai. La fermentation aura transformé tous les sucres en alcool. Mettre en bouteilles. Il s’agit d’un vin thérapeutique, riche en Vitamine C naturelle, tonique, anti-oxydant, et stimulant les défenses immunitaires.

=> On peut aussi, à partir du jus ou de compote, préparer des SAUCES pour accomoder des plats divers.

 AUTRES EMPLOIS 

- en Vannerie : au Moyen-Age, ses tiges souples et solides servaient à confectionner les anses des paniers
- en Horticulture : les rosiers sauvages servent toujours de porte-greffes pour d’autres variétés de rosiers ornementaux
- en Parfumerie : si le parfum suave de l’Eglantine a été remplacé par des parfums de roses plus odoriférantes, le tiliroside (ce flavonoïde dont nous avons détaillé les propriétés sur le tissu conjonctif) sert à confectionner des crèmes « anti-vieillissement » et « anti-rides ».

 RECOLTE 

- Les fleurs se cueillent au printemps, les bourgeons à peine éclos ; et les feuilles jusqu’au début de l’été.
- Par contre, les Cynorrhodons sont récoltés en Novembre après les premières gelées, quand le péricarpe est devenu « blet », c’est-à-dire mou, et que la pulpe s’est ramollie. (si on les cueille plus tôt, dès Septembre-Octobre, on peut les faire passer pendant au moins 2 jours au congélateur).

- Il convient aussi d’évider les Cynorrhodons, de les gratter soigneusement afin d’éliminer tous les poils-à-gratter, et de laisser sécher les péricarpes ;
puis, les couper en fins morceaux, ou même les réduire en poudre.

 EMPLOI MEDICINAL et POSOLOGIE 

- en INFUSION : de fleurs et de feuilles ; mais c’est surtout la TISANE de CYNORRHODON qui sera utilisée ; il est préférable de prendre des baies évidées et bien grattées (soit fraiches en hiver, soit séchées le reste de l’année) ; la posologie habituelle est de 40-50 g/litre, ce qui correspond à 5 g/tasse de 100ml, soit 2 cuillérées-à-café de 2,5 g (en pratique : 1 beau cynorrhodon évidé pèse 1,7g ; il en faut donc 3 pour avoir les 5 g/tasse). Verser l’eau bouillante, et laisser infuser 15-20 mn. La posologie sera de 2 infusions par jour par cure de 3 à 4 semaines s’il s’agit d’un traitement fortifiant, en cas d’asthénie (l’associer alors à l’ELEUTHEROCOQUE ou au GINSENG) ; ou pour une cure anti-rhumatismale (l’associer à la REINE des PRES…). Au décours d’une grippe ou d’une infection respiratoire, augmenter le nombre d’infusions à 5 fois/ jour (une infusion toutes les 4H-5H) pendant 7-8j. (en association au THYM, BOUILLON BLANC…)

- on peut aussi faire une décoction pendant 10 mn, en sachant qu’une partie plus importante de Vitamine C sera détruite.

- SIROP d’EGLANTIER ou de CYNORRHODON : il faut 400 à 500 g de baies de cynorrodons, pour 1 Litre d’eau + 250 g de sucre et 1 bâton de cannelle. Evider les cynorrhodons, ôter tous les poils, hâcher menu les péricarpes ; faire cuire à feu doux avec l’eau et la canelle pendant 20 à 30 minutes ; retiter la canelle ; mixer , puis filtrer à travers un tamis très fin ou un linge (afin d’éliminer toute trace de poils résiduels) ; rajouter le sucre, et re-chauffer 5 minutes ; puis verser dans une bouteille ou plutôt dans plusieurs petits flacons ébouillantés, que l’on gardera précieusement pour l’hiver. Posologie : 1 à 2 cuillérées-à-soupe par jour.

- en GELULES : il existe des Gélules de CYNORRHODON 300mg (Panda-Phyto ou Phytaflor) ; posologie 3 à 6 gélules/j. ainsi que des CAPSULES (par ex. LITOZIN ® dont 3 capsules apportent 2250 mg de cynorrhodon / 24H) 

- en POUDRE : il existe en Suisse la même spécialité : LITOZIN ® en poudre 100% cynorrhodon, dont la posologie est d’ 1 cuillère-mesure de 2,5 g / 24H indiquée pour les rhumatismes ; pouvant être portée à 5 g/24H.

- en COMPRIMES (en association) : dans la spécialité suisse SIDROGA ® (Cynorrhodon 20%, Camomille matricaire 20%, Sureau fleurs 20%, Serpolet 20%, Tilleul 20% )

- en MACERAT GLYCERINE : administrable chez les jeunes enfants (car sans alcool) indiqué en cas d’infections ORL à répétitions : rhinopharyngites simples ou compliquées d’otites, angines récidivantes, trachéites virales à chaque hiver… Posologie : 1 goutte par année d’âge et par prise x 2 fois par jour par cures d’une dizaine de jours à commencer dès la rentrée scolaire de Septembre et à répéter au cours de l’hiver.

 PHARMACOPEE FRANCAISE 

Liste 1 (ansm Juillet 2016)

 REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES :

 1) Bibliographie générale :

H. LECLERC « Précis de Phytothérapie » p. 108-109

Paul-Victor FOURNIER « Dictionnaire des Plantes médicinales et vénéneuses de France » 1947, ré-éd. 2010, p. 844-46

Pierre LIEUTHAGI « Le Livre des bonnes herbes » p. 221-226

Jan VOLAK –Jiri STODOLA « Plantes médicinales » p. 256

Frantisek STARY « Plantes médicinales » p. 174-175

Dagmar LANSKA « Plantes sauvages comestibles » p. 160-161

« Secrets et vertus des plantes médicinales » (Sélection du Reader’s Digest) p. 126

L. BEZANGER-BEAUQUESNE, M. PINKAS, M. TORCK, F. TROTIN « Plantes médicinales des régions tempérées » 2° éd. 1990, p. 182

Pr J-P CHAUMONT, Dr J-M MOREL « Se soigner avec les plantes de Bourgogne » p. 208-209

Jacques FLEURENTIN « Du bon usage des plantes qui soignent » p. 68-69

Marie-Claude PAUME « Sauvages et comestibles » p. 116-117

Gérard DEBUIGNE, François COUPLAN « Petit Larousse des Plantes médicinales » 2009, p. 348-349

Annie-Jeanne et Bernard BERTRAND « Saveurs de fruits sauvages » p. 98-105

Sylvie HAMPIKIAN « Cueillettes sauvages sans risques » p. 92-93

 2) Ouvrages anciens :

François-Victor MERAT de VAUMARTOISE, Adrien-Jacques DE LENS « Dictionnaire universel de matière médicale et de thérapeutique générale » Bruxelles, 1838, Vol 4, p. 95-96

François-Victor CAZIN « Traité pratique et raisonné des Plantes médicinales indigènes » Paris, 1868, p. 933-934

 3) Articles scientifiques :

(articles classés par ordre chronologique, des plus anciens aux plus récents) :
OZCAN M. « Nutrient composition of rose (Rosa canina L.) seed and oils » J. Med. Food 2002 ; 5(3) : 137-40 (Konya University, Turkey)

WINTHER K, APEL K, THAMSBORG G. « A powder made from seeds and shells of a rose-hip subspecies (Rosa canina) reduces symptoms of knee and hip osteoarthritis : a randomized, double-blind, placebo-controlled clinical trial » Scand. J. Rheumatol. 2005 Jul-Aug ; 34(4) : 302-8 Copenhagen Hospital, Denmark)

DOGAN A, KAZANKAYA A. « Fruit Properties of Rose Hip Species Grown in Lake Van Basin (Eastern Anatolia Region) » Asian J. Plant Sci. 2006 ; 5(1) : 120-22 (Van University, Turkey)

CHRUBASIK C, DUKE RK, CHRUBASIK S. « The evidence for clinical efficacy of rose Hip and seed : a systematic review » Phytother. Res. 2006 ; 20(1) : 1-3 (Freiburg University, Germany)

ROSSNAGEL K, ROLL S, WILLIGH SN. (The clinical effectiveness of rosehip powder in patients with osteoarthitis. A systematic review) (article in german) MMW Forschr. Med. 2007 Jun ; 149(27-28 Suppl) : 51-6 (Charité – Universitätsmedizin , Berlin, Germany)

CHRISTENSEN R, BARTHELS EM, ALTMAN RD, ASTRUP A, BLIDDAL H. « Does the hip powder of Rosa canina (rosehip) reduce pain in osteoarthritis patients ? – a meta-analysis of randomized controlled trials » Osteoarthr. Cartilage 2008 Sept ;16(9) :965-72 (Frederiksberg Hospital, Denmark)

CHRUBASIK C, ROUFOGALIS BD, MÜLLER-LADNER U, CHRUBASIK S. « A systematic review on the Rose canina effect and efficacy profiles » Phytother. Res. 2008 ; 22(6) : 725-33 (Freiburg University, Germany)

WENZIG EM, WIDOWITZ U, KUNERT O, CHRUBASIK S, BUCAR F, KNAUDER E, BAUER R. « Phytochemical composition and in vitro pharmacological activity of two rose hip (Rosa canina L.) preparations » Phytomed. 2008 ; 15(10) : 826-35 (Graz University, Austria)

ORHAN N, ASLAN M, HOSBAS S, DELIORMAN O. « Antidiabetic effect and antioxydant potential of Rosa canina fruits » Phcog. Mag. 2009 ; 5(20) : 309-15 (Ankara University, Turkey)

WILLICH SN, ROSSNAGEL K, ROLL S, WAGNER A, MUNE O, ERLENDSON J, KHARAZMI A, SÖRENSEN H, WINTHER K. « Rose hip herbal remedy in patients with rheumatoid arthritis – a randomized controlled trial » Phytomedicine 2010 Feb ; 17(2) : 87-93 (Charité University Medical Centre, Berlin, Germany)

LATTANZIO F, GRECO E, CARRETTA D, CERVELLATI R, GOVONI P, SPERONI E. « In vivo anti-inflammatory effects of Rosa canina L. extract » J. Ethnopharmacol. 2011 Sept ; 137(1) : 880-5 (Bologna University, Italy)

COHEN M. « Rosehip – an evidence based herbal medicine for inflammation and arthritis » Aust. Fam. Physician 2012 Jul ; 41(7) : 495-98 (RMIT University, Victoria, Australia)

ROMAN I, STANILA A, STANILA S. « Bioactive compounds and antioxydant activity of Rosa canina L. biotypes from spontaneous flora of Transylvania » Chem. Cent. J. 2013 Apr ; 7 (1) : 73 (Cluj-Napoca University, Romania)

JIMENEZ S, GASCON S, LUQUIN A, LAGUNA M, ANCIN-AZPILICUETA C, RODRIGUEZ-YOLDI MJ. « Rosa canina Extracts have antiproliferative and antioxidant effects on Caco-2 Human Colon Cancer » PLoS One ; 2016 Jul ; 11(7) :e0159136 (Pamplona & Zaragoza University, Spain)

 WEBOGRAPHIE

www.fr.wikipedia.org
www.phytomania.com
www.passeportsante.net
www.poivrecayenne.com (site de Pierre LIEUTAGHI)
www.altheaprovence.com (site de Christophe BERNARD, Herbaliste)
www.lepetitherboriste.net
www.nutri-facts.org
www.rustica.fr


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