BIENFAITS des PLANTES MEDICINALES

PLANTAIN

lundi 4 juin 2018 par Dr Dom COQUERET

PLANTAIN

GRAND PLANTAIN

Plantago major L.

PLANTAIN LANCEOLE

Plantago lanceolata L.

PLANTAIN des INDES

Plantago ovata Forssk.

Article révisé en Février 2019

Plantains sur l’oppidum de Barcena
à AVROLLES (Yonne, 89)

 Noms vernaculaires :

Plantain des oiseaux, « Queue de rat », Herbe aux 5 côtes

 BOTANIQUE

Famille des Plantaginacées
Plante vivace, ayant des racines profondes ; ses feuilles radicales vertes foncées sont groupées en rosette au ras du sol ; elle sont fermes voire coriaces, striées longitudinalement de 5 à 9 nervures, arrondies pour le Major, et très allongées en forme de lances pour le Lancéolé.

La tige est nue et grêle, courte (15-20cm) pour le Major, et plus longue (30-40 cm) pour le Lancéolé ; portant une hampe ou épi de petites fleurs blanches serrées à corolle monopétale quadrilobée (4 pétales soudés en une corolle) ; 4 étamines à filets longs ; la plante fournit à maturité, au sommet des tiges, des épis de graines appréciées par les oiseaux.

Note : il exite encore une variété proche : le PLANTAIN MOYEN ou INTERMEDIAIRE (PLANTAGO Media L.) aux feuilles en rosette, ovales profondément striées, et aux épis ovoïdes.

Ces 3 plantains (Major, Lanceolata, et Media ont des propriétés semblables.

Quant au PLANTAIN des INDES (Plantago ovata Forssk), qu’on appelle aussi « ISPAGHUL  » -son nom local-, on extrait des téguments de ses graines le « PSYLLIUM  » pour ses propriétés sur le transit intestinal. Une variété proche fournit aussi du « psyllium » pour l’industrie pharmaceutique : le PLANTAIN PUCIER (Plantago afra L.)(syn :Plantago psyllium) dont les feuilles sont étroites et opposées ; il pousse dans des lieux secs et pierreux des régions méditerranéennes, en Provence.

Citons encore le PLANTAIN des SABLES ou « PLANTAIN SCABRE  » (Plantago arenaria Waldst & Kit.) qui ressemble au P. afra, et pousse sur sol sablonneux.

 HABITAT

Le Plantain est originaire d’Eurasie.
Les graines collantes de Plantains seraient venues, d’après une légende, des steppes d’Asie sous les sabots des chevaux des Huns ! Elles sont en effet transportées sur de longues distances sous les souliers de tous ceux qui arpentaient les chemins de nos pays. Bien plus tard, elles furent disséminées sur les pistes d’Amérique du Nord sous des chaussures des colons blancs ! De nos jours, les randonneurs les disséminent toujours sur les sentiers. Son aire d’extension touche maintenant les zones tempérées des deux hémisphères, allant des zones subtropicales aux pays nordiques y compris les contrées sub-boréales. Il pousse depuis le niveau de la mer jusqu’à 3500m. d’altitude.
Le Grand Plantain se trouve surtout dans les prairies d’élevage. Il est bio-indicateur de sols en anaérobiose, compactés par le bétail par temps humide. Il pousse volontiers au milieu des chemins de nos campagnes (et plus il est piétiné, plus il repousse !).
Le Plantain Lancéolé se rencontre d’avantage sur les bas-côtés.

 USAGE MEDICINAL 

 1) Historique et usages traditionnels 

Très employé depuis les temps anciens par les paysans qui en appliquaient « sur le champ » le jus des feuilles sur les plaies et les piqûres.

Claude GALIEN fut au 2° siècle un célèbre médecin grec, originaire de Pergame en Asie Mineure, avant de venir s’établir à Rome où il soigna plusieurs empereurs romains. Il attribua au Plantain « la faculté de désengorger les viscères, de dissiper les fluxions, d’arrêter les hémorragies, les vomissements de sang, l’hémoptysie, de guérir la dysenterie » (cité par MERAT).
Plusieurs médecins anciens comme CELSE, PLINE, ou TRAGUS ont recommandé le Grand Plantain chez les phtisiques (tuberculeux).
Les « Jacquets » qui était les pèlerins de St Jacques sur le chemin de Compostelle, s’appliquaient des feuilles sous la plante des pieds.
Le Plantain entrait autrefois dans la composition de plusieurs onguents utilisés sur les plaies pour leurs propriétés anti-infectieuses et cicatrisantes : comme « l’Onguent mondificatif  » destiné à nettoyer et cicatriser les plaies et les ulcères ; ou « l’Emplâtre de Bétoine » réservé aux plaies de la tête.

Moyse CHARAS, botaniste et pharmacien français parisien du XVII° siècle, décrit dans sa « Pharmacopée Royale galénique et chymique » la composition d’une poudre contenant du Plantain, qui était utilisée contre les morsures de chiens pour prévenir la rage et l’hydrophobie. Cette poudre appelée « Pulvis contra rabiem » avait été inventée par Mr PIRIOU, puis employée sous le nom de « Poudre de PALMARIUS », du nom d’un médecin parisien qui en avait décrit l’emploi. Elle contenait douze plantes « simples » dont le Plantain, la Rue, la Bétoine, le Millepertuis, la Sauge, l’Armoise, l’Absinthe, le Polypode, la Menthe, la Mélisse, et la Petite Centaurée.

MERAT et DE LENS nous apprennent au XIX° siècle qu’ « On a vanté le Plantain comme topique pour la guérison des ulcères, des fistules, du cancer, etc..., ce qui a mérité à cette plante une grande réputation de vulnéraire. »
« Il y a des observations certaines des bons effets de l’application des feuilles de plantain sur les ulcères scrophuleux et les tumeurs indolentes. Le plantain est estimé contre les inflammations des yeux... enfin le plantain est un des astringents les plus fréquemment usités. »

François-Joseph CAZIN, au XIX° siècle, décrit avec scepticisme « que sa racine a été regardée comme infaillible pour calmer les douleurs de dents ; que les bonnes femmes de nos campagnes appliquent ses feuilles sur les plaies récentes, qu’elles préservent ainsi du contact de l’air... »
Il relève néanmoins une série d’observations qui tendent à prouver son efficacité dans les fièvres intermittentes. Il cite HUFELAND : « Quand, dans les dartes, les douleurs sont très-vives, on a recours à des applications fréquemment renouvelées de plantain pilé, sorte de cataplasme que j’ai vu guérir les plus affreuses dartes suppurantes et rongeantes de la face ».
(il serait intéressant de savoir si ces lésions au niveau de la face étaient infectieuses ou épithéliomateuses ?).

Henri LECLERC, ce phytothérapeute réputé du début du XX° siècle, le classait dans les topiques. « J’en ai obtenu d’excellents résultats dans le traitement des ulcères variqueux et des pustules ulcérées de l’ecthyma » (note : l’ecthyma est une pyodermite ulcérée due à un Streptocoque béta-hémolytique).
Il cite encore l’expérience de confrères dans des indications antivenimeuses cutanées du Plantain : « LAPIERRE a signalé l’efficacité des cataplasmes de plantain contre les morsures de vipère. Ce serait, en outre, d’après E. GAUTHIER, un bon moyen de remédier aux piqures d’abeilles, de guêpes, de frelons et de moustiques : une friction énergique avec des feuilles fraiches suffirait à neutraliser les effets des venins... ».

un Plantain lancéolé au bord du chemin
sous le Mont Faucon,
COULANGES LA VINEUSE (Yonne, 89)

 2) Composition & Pharmacologie 

La composition du Plantain est très riche en Flavonoïdes, Iridoïdes, mucilages... (ZUBAIR, 2010) :
Une des particularités du Plantain major, et d’autres Plantains, est de synthétiser des Iridoïdes et leurs hétérosides (sucres qui leur sont liés) : merveilleuse chimie végétale ! car ces hétérosides d’Iridoïdes possèdent une foule de précieuses propriétés (TASKOVA, 2002).
. l’Aucubine (ou Aucuboside) est également synthétisée par le Bouillon blanc, la Bugle rampante, l’Epiaire des bois, le Ginko biloba, la Scrofulaire, l’Euphraise... Il est anti-inflammatoire, anti-allergique, antimicrobien, uricosurique ; il est hépatoprotecteur (en particulier contre l’amanite phalloïde)
. le Catalpol se trouve aussi chez l’Euphraise, la Scrofulaire noueuse, la Véronique officinale, le Catalpa, le Rhehmannia glutinosa... Il est neuroprotecteur.
. le Bartsioside
. le Plantarenaloside
. le Majoroside (HANDJIEVA, 1991)
. le Melittoside isolé dans les graines de Plantain media (SAWIATEK, 1981)
. le 10-acétylaucubine
. le Mélampyroside retrouvé à l’origine dans le Mélampyre des champs
. l’Ixoroside présent également chez l’Euphraise
. le Gardoside, retrouvé aussi chez la Pédiculaire des marais
. l’ acide Géniposidique, également présent chez le Gardenia jasminoïde, qui réduit l’inflammation dans les hépatites
. l’Hellicoside, présent aussi chez le Plantain asiatica

La deuxième famille chimique particulièrement intéressante chez le Plantain est celle des Glucosides de Phényléthanoïde dont le principal composant est l’Actéoside ou Verbascoside ainsi appelé parce qu’isolé à l’origine dans le Bouillon blanc ; présent aussi chez la Verveine, le Marrube... Il est immunostimulant, protecteur cellulaire, anti-hépatotoxique et antitumoral.

Et parmi les composés phénoliques (Polyphénols) :
. le Plantamajoside est le principal ; il est antibactérien, anti-inflammatoire, et semble responsable des propriétés vulnéraires.

Le Plantain est riche en mucilage. Celui-ci a un effet favorable sur le transit intestinal. Les variétés en contenant le plus sont le Plantain des Indes (Plantago ovata) appelé « Ispaghul  » ou « Psyllium blond » dont les graines en renferment de 25% à 30%, le Plantago afra appelé encore « Plantain noir » ou « Plantain brun », originaire du Bassin méditerranéen, et le Plantain psyllium. Leur mucilage fournit un gel qui absorbe l’eau et augmente le bol fécal dans le colon.

La détermination des principales substances actives du Plantain, à savoir les Iridoïdes (Aucubine et Catalpol) et les glucosides Phényléthanoïdes (Verbascoside), pour contrôler la qualité des plantes médicinales, peut être faite par Electrophorèse Capillaire (GONDA, 2013).

un Plantain major sur le chemin du Camp de Cora,
à St MORE (Yonne, 89)

Les études pharmacologiques ont attribué beaucoup de propriétés médicinales du Plantain aux Iridoïdes qu’il renferme. Ceux-ci ont une activité anti-inflammatoire, antivirale, cardio-vasculaire, analgésique, antispasmodique, antitumorale et immunomodulatrice (RONSTED, 2000).

Ces études pharmacologiques ont validé les observations et usages traditionnels du Plantain, en démontrant que celui-ci traite les blessures, en étant anti-oxydant et antibactérien ; il est encore anti-inflammatoire et analgésique, antiulcéreux et immunostimulant (SAMUELSEN, 2000).

Le Plantain major est vulnéraire (bon pour désinfecter et cicatriser les plaies), anti-ulcéreux gastrique, antidiabétique, antidiarrhéique, anti-inflammatoire, antinociceptif (antalgique), antibactérien et antiviral, anti-oxydant ; il combat la fatigue et le cancer (ADOM, 2017).

L’effet anti-inflammatoire, antispasmodique, et immunostimulant du Plantain s’exerce tout particulièrement sur le système pulmonaire ; il est donc indiqué dans les infections respiratoires avec toux, spécialement chez les enfants (WEGENER, 1999).

Le Plantain major (subsp. intermedia) possède une bonne activité anti-oxydante ; la plus forte activité étant due à l’Isomartynoside (un phénylpropranoïde) (KOLAK, 2011).

Plusieurs extraits de Plantain major sont antibactériens sur le Bacillus subtilis et l’Escherichia coli. En augmentant aussi in vitro l’activité biologique de la moelle osseuse et de la rate, ils sont des stimulants hématopoïétiques (VELASCO-LEZAMA, 2006).

L’extrait aqueux de Plantain est antiviral ; il a une activité anti-herpétique, et sur les adénovirus. La fraction contenant l’acide caféique possède l’action la plus forte sur l’herpes simplex virus (HSV-1), tandis que l’acide chlorogénique a l’action la plus forte sur les adénovirus (CHIANG, 2002).

L’extrait de Plantain major, ainsi que certains de ses composants comme l’Aucubine et la Baicaleine, s’avèrent in vitro antifongique sur le Candida albicans ; en entravant sa croissance et la formation du biofilm. Cette propriété pourrait être mise à profit dans les candidoses buccales (ou stomatites candidosiques) (SHIRLEY, 2017).

Chez le cobaye, un extrait de Plantain lancéolé exerce une activité antitussive comparable à celle de la Codéine (BOSKABADY, 2006).

Expérimentalement, des souris en bonne santé ainsi que chez des souris diabétiques ont été traitées par des extraits (par hexane et dichlorométhane) de graines de Plantain major ; dans les 2 lots, un effet hypoglycémique a été obtenu (ALARCON-AGUILAR, 2006).

Sur des modèles animaux d’induction d’ulcères peptiques gastriques, (par l’acide acétique, ou l’Indométacine, un anti-inflammatoire) les extraits aqueux de feuilles de Plantain lancéolé aux doses les plus hautes (200 mg/kg chez la souris et 280mg/kg chez le rat) ont montré une protection anti-ulcéreuse gastrique (MELESE, 2011).

La même protection anti-ulcéreuse chez le rat sous Indométacine a été obtenue avec un extrait aqueux de graines de Plantain indien (Plantago ovata) (BAGHERI, 2018).

Quant aux graines du Plantain des Indes (Plantago ovata) qui servent de supplément diététique en fibres pour le transit, elles ont entrainé chez le rat HLA-B27 vulnérable aux colites, une réduction de l’inflammation intestinale ; cette amélioration colitique survient par une réduction des médiateurs de l’inflammation (oxyde nitrique, leucotriène B4, et TNF-alpha) (RODRIGUEZ-CABEZAS, 2003).

Le Grand Plantain et le Plantain lancéolé ont une action anti-inflammatoire en inhibant des prostaglandines (la cyclo-oxygénase Cox-1 et la lipo-oxygénase 12-LOX) selon un mode pharmacologique comparable à celui de l’acide Acétylsalicylique et de la Quercétine (BEARA, 2010).

Le Plantain lancéolé possède au niveau cutané des effets émollients et adoucissants grâce à son mucilage, et un effet anti-inflammatoire (dû aux phényléthanoïdes). Celui-ci s’avère comparable à l’Hydrocortisone et aux anti-inflammatoires comme la Phénylbutazone et au Diclofénac. In vivo chez l’animal, le Plantamajoside réduit l’oedème inflammatoire. Un macérat de Plantain lancéolé est utilisé en cataplasmes pour traiter des plaies, des blessures, et des zones cutanées inflammatoires (DAVID-PAC, 2013).

Sur des rats, des plaies par brûlures sont améliorées et évoluent vers la cicatrisation à J 21, traitées avec une solution à 50% de Plantain ; en faisant un substitut possible de la Sulfadiazine argentique (AMINI, 2010).

Les graines du Plantain major ont une activité anti-inflammatoire chez le rat, due à une inhibition de la Cyclo-oxygénase COX-2, évaluée à 45,8% pour une posologie de 20 mg/kg et de 49,7% pour une posologie de 25 mg/kg (versus 90% pour l’Indométacine). Les graines ont aussi un effet hépatoprotecteur vis-à-vis de l’intoxication expérimentale au CCL4 (tétrachlorure de carbone) ; toutefois, la baisse des transaminases (ASAT et ALAT) ainsi que la limitation de la nécrose hépatique à l’histologie, sont moindre qu’avec la Silibinine (constituant principal d’un complexe appelé Silymarine extrait du CHARDON-MARIE) utilisée à la posologie de 50 mg/kg (TÜREL, 2009).

Le Plantain augmente la production de NO (oxyde nitrique) et du TNF-alpha, qui ont un rôle dans la défense immunitaire assurée par les macrophages. Il s’avère immunostimulant, ce qui explique son action dans les viroses chroniques, la tuberculose, le SIDA, ou le cancer (GOMEZ-FLORES, 2000).

Le Catalpol, dans un modèle de sénescence chez la souris, améliore de façon significative l’apprentissage et les capacités mnésiques. Il améliore plusieurs métabolismes au niveau du cortex cérébral et de l’hippocampe. En augmentant la SOD (Superoxyde dismutase) et la GSH-Px (Glutathione peroxydase), il s’avère un puissant anti-oxydant. L’amélioration des capacités cognitives résulterait de la neutralisation des radicaux libres (ZHANG, 2007).

Anti-oxydant et anti-inflammatoire, le Catalpol prévient expérimentalement au niveau cérébral l’apoptose, c’est-à-dire la mort cellulaire prématurée des neurones à l’origine des maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson (JIANG, 2015).

Dans des modèles expérimentaux d’accidents ischémiques aigus cérébraux, le Catalpol réduit la taille des foyers d’infarctus, et améliore les fonctions de récupération neurologique (ZHENG, 2017).

Le Verbascoside, lui, est anti-oxydant, anti-inflammatoire, vulnéraire, neuroprotecteur, et antinéoplasique (ALIPLEVA, 2014).

Le Plantamajoside est antibactérien sur le Staphylocoque doré et l’Escherichia coli (RAVN, 1988).

En expérimentation animale, chez la souris, l’administration d’extrait de Plantain réduit de façon significative la formation de cancer mammaire (de 93,3% à 18,2%), ce qui traduit une protection antitumorale (LITHANDER, 1992).
Connues en médecine traditionnelle pour leur emploi dans diverses pathologies cancéreuses, 7 espèces de Plantains ont été testées afin d’évaluer leur éventuelle activité cytotoxique contre 3 lignées cellulaires de référence de cancers humains. Cette étude confirmait le pouvoir antitumoral de ces extraits, à des degrés divers, dû à leur contenu en flavonoïdes ; dont le principal constituant, commun aux différentes espèces, est un glucoside de Lutéoline (Luteolin-7-O-beta-glucoside). Celui-ci, ainsi que son aglycone (la Lutéoline), testés, se sont avérés anti-tumoraux ; le mécanisme d’action provoquant les altérations de l’ADN des cellules cancéreuses est médié par la topoisomérase (GALVEZ, 2003).
Des extraits aqueux de Plantain major ont, in vitro, un effet cytotoxique sur plusieurs lignées cellulaires de leucémie et de cancers (vésical, osseux, cervical utérin, rénal, pulmonaire, et gastrique) ; par le biais d’une immunostimulation, en activant les lymphocytes et l’interféron-gamma (CHIANG, 2003).
L’extrait de Plantain major a une activité antitumorale, in vivo chez la souris développant une tumeur d’Ehrlich avec ascite, à doses-dépendantes (OZASLAN, 2007).

Selon des recherches récentes, ce sont les graines qui exerceraient la plus forte activité antiproliférative sur plusieurs lignées cellulaires de cancer ; ainsi que la plus forte inhibition sur le TNF- α, les Interleukines IL-1 β , IL-6 et sur l’Interféron IFN- γ . L’acide ursolique joue un rôle majeur ; et la racine a une action anti-inflammatoire aussi valable que les feuilles (KARTINI PIYAVIRIYAKUL, 2017)

Rares sont les études cliniques :
- En Bulgarie, 25 patients atteints de bronchite chronique furent traités par une préparation à base de Plantain major ; au 30° jour, 80% des patients ressentaient une amélioration fonctionnelle respiratoire, avec une bonne tolérance du traitement (MATEV, 1982).
- en Malaisie, une petite étude clinique fut menée sur 10 personnes hypertendues légères, avec un extrait sec (3 g x 3 fois par jour, pendant 12 semaines) ; au terme de l’étude, la TA moyenne des participants était passée de 150/98 mmHg à 129/86 mmHg, soit une baisse moyenne significative de -21 mmHg de systolique et de -12 mmHg de diastolique (NYUNT, 2007). Le Plantain aurait donc un effet antihypertenseur sur des HTA modérées. (On souhaiterait que des études soient faites sur des séries plus importantes de patients !)
- En Iran, une étude clinique randomisée en double-aveugle a été conduite chez 24 patients atteints d’urticaire aigu ; répartis en 2 groupes égaux : dans le premier, les patients étaient traités par un sirop à base de graines de Plantain major à 10% (préparé avec une décoction de 10 g de graines) en 2 prises par jour, versus un 2° groupe de patients traités par Cetirizine (un antihistaminique). Au 7° jour : 21/24 (soit 87,5%) des patients sous Plantain étaient très améliorés, versus 17/24 (soit 70,8%) pour le groupe sous Cetirizine. La tolérance fut bonne, et aucun effet adverse n’a été constaté. Bien que ce résultat ne soit pas statistiquement significatif (P<0,07), cette étude a le mérite de montrer que les graines de Plantain ont un effet anti-urticarien rapide (YAZDIAN, 2014 a et b).
L’hypothèse des mécanismes pharmacologiques de cette action thérapeutique du Plantain sur les urticaires serait, compte-tenu des propriétés connues de ses principaux constituants : une action sur la dégranulation des mastocytes ; une inhibition de l’histamino-libération ; et un effet anti-inflammatoire par baisse de la Cox-2 (cyclo-oxygénase) (YAZDIAN, 2014 c)

 3) Indications thérapeutiques du PLANTAIN

Des données traditionnelles, expérimentales, et des études pharmacologiques, les indications thérapeutiques faisant recourir aux vertus du Plantain major, lancéolé et média peuvent se résumer ainsi (HADDADIAN, 2014) (NAJAFIAN, 2018) :
=> Ces Plantains ont avant tout un grand intérêt dermatologique : de par leurs propriétés antiseptiques, adoucissantes, et cicatrisantes : sur les plaies, inflammations localisées, furoncles, abcès, et brûlures … lésions sur lesquelles ils exercent leur effet antiphlogistique (anti-inflammatoire) et décongestionnant.
Ils sont encore anti-allergiques et antiprurigineux : le jus de feuilles écrasées est à appliquer directement sur toute piqûre d’insecte (d’abeille, guêpe, moustique, ou taon…), sur les piqûres d’orties ; et même réputé efficace sur les morsures de serpent.
Et par voie orale, les Plantains améliorent certains urticaires.

=> Le Plantain est anti-infectieux et anti-inflammatoire ORL : on peut l’utiliser en gargarisme dans les pharyngites , stomatites, et gingivites (comme la feuille de RONCE).
Sur des oreilles : en instillation, il soulage l’inflammation dans l’otite externe (qui est un état congestif du conduit auditif externe résultant de l’usage abusif de coton-tiges, d’usage régulier nocturne de boules Quies, ou de macération par des bouchons de cérumen).

=> Il est antiseptique-décongestionnant des yeux (indiqué dans la conjonctivite, qu’elle soit irritative ou allergique).

=> Il agit comme anti-inflammatoire et antitussif dans les trachéo-bronchites, et même les bronchites asthmatiformes dont il améliore l’état spastique, et atténue la toux. Ses propriétés anti-allergiques font qu’il améliorerait la fonction respiratoire dans l’asthme allergique (comme l’Huile de PERILLA).

=> Tous les Plantains sont astringents : efficace dans les diarrhées.
Le Plantain ovata et la variété proche de Plantain psyllium fournissent tous deux des graines appelées « PSYLLIUM  » largement utilisées dans la constipation. Par leur richesse en fibres non-irritantes pour l’intestin, et grâce au mucilage contenu dans leurs graines, il se produit une rétention d’eau et une augmentation du volume des selles, favorables à une amélioration du transit intestinal.
Des travaux vont dans le sens d’une action bénéfique également dans la colite chronique, et dans des colites inflammatoires (dont un modèle est la maladie de Crohn) et dans des colites ulcéreuses. Ce bénéfice résulterait d’un effet anti-inflammatoire de plusieurs substances du Plantain sur la muqueuse colique. Des essais cliniques seraient les bienvenus.

=> Le Plantain est aussi anti-hémorragique (épistaxis, hémoptysies, polyménorrhées et ménométrorragies...)

=> Le Plantain a encore une action antalgique en Homéopathie sur les névralgies dentaires (avec CHAMOMILLA)

 USAGE CULINAIRE 

Les feuilles jeunes fraîchement cueillies : cuites en soupe (mélangées avec des feuilles d’ORTIE, de PRIMEVERE-COUCOU, ou de PISSENLIT)

 RECOLTE

- la plante entière (racine, feuilles, inflorescences, graines)
- ou les feuilles fraîches (les feuilles séchées perdent leurs qualités)

un Plantain moyen ou « Media » sur le Mont Serein,
sur les pentes du MONT VENTOUX (Vaucluse, 84)

 EMPLOI MEDICINAL et POSOLOGIE

- en JUS de feuilles fraîches pressées ou en emplâtre de feuilles finement broyées : en application sur les plaies, piqûres d’insectes, morsures de serpent ; ou ces mêmes feuilles pilées puis macérées dans de l’huile de MILLEPERTUIS sur plaies et piqûres ; ou encore mélangées avec du miel sur les vieilles plaies et les ulcères variqueux
- en DECOCTION : 1 cuillère-à-café de Plantain pilé par tasse ; ou 50-60 g de feuilles/L. faire bouillir 3 minutes, infuser 10-15 minutes x 3 tasses par jour dans les indications ORL, toux, ou allergie ;
Chez l’enfant : préparer un « Mellite de Plantain » : 30% d’une décoction dans 70% de miel liquide au bain-marie, se conserve dans un bocal en verre bien bouché ; administrer 1cuillère-à-café dans 1/3-1/2 verre d’eau x 3-4 f/j
- en DECOCTION CONCENTREE : 100g/Litre : 1 cuillère-à-soupe toutes les 10 minutes en cas d’hémorragie
- en COLLYRE : on trouve en pharmacie du SENSIVISION au PLANTAIN (qui ne contient que du Plantain) en unitaire 0,40 ml x 2 à 3 instillations oculaires par jour, pour l’irritation ou les démangeaisons conjonctivales, après piscine ou exposition au vent chaud...
- en GOUTTES AURICULAIRES : on peut aussi utiliser le SENSIVISION en instillation auriculaire : 1 unitaire dans le conduit auditif externe x 2 à 3 fois par jour, cela soulage les brûlures et douleurs du conduit dans les otites externes ; il existe aussi en pharmacie des gouttes de PROPOXOL (une Huile auriculaire au Plantain + Calendula + Molène + Marjolaine + Géranium et Propolis) à utiliser dans les démangeaisons ou irritation du conduit par exemple à cause de cérumen durci (Ne pas utiliser en cas de tympan perforé ou d’otite moyenne)
- en TEINTURE MERE : PLANTAGO MAJOR TM ou PLANTAGO LANCEOLATA TM 50 gouttes x 3f/j posologie pouvant être augmentée jusqu’à 100 gouttes x 2 à 3 fois par jour dans les indications majeures du remède (urticaire, colite inflammatoire, bronchite asthmatiforme...)
- en HOMEO : « névralgies dentaires intolérables » d’où, utilisé chez le nourrisson dans la formule CHAMOMILLA D9/BELLADONNA D9/ PLANTAGO MAJOR D6 àà gr 3gr x 3-4 f/j soulage les douleurs de percées dentaires tout en prévenant les surinfections ORL et les diarrhées dentaires.
« gencives rouges et enflammées », « coliques abdominales avec diarrhées », « éruptions papuleuses et vésiculeuses avec démangeaisons intenses aggravées la nuit », « incontinence urinaire nocturne » PLANTAGO MAJOR 5CH granules 3-5gr ou 6DH dil. 20 gouttes x 2-3 f/ j

 PHARMACOPEE FRANCAISE 

Liste A (ansm, Janvier 2019)

 REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

 1) Bibliographie générale

H. LECLERC « Précis de Phytothérapie » p. 275-277
Paul-Victor FOURNIER « Dictionnaire des Plantes médicinales et vénéneuses de France » 1947, ré-éd. 2010, p. 771-774
Pierre LIEUTAGHI « Le Livre des bonnes herbes » p. 353-355

Pr J-P CHAUMONT - Dr J-M MOREL « Se soigner avec les plantes de Bourgogne » p. 194-195
Loïc GIRRE « Les plantes et les médicaments » p. 188-189
Gérard DUCERF « L’encyclopédie des Plantes bio-indicatrices » Vol 1, p. 245-247
Frantisek STARY « Plantes médicinales » p. 156-157
Clotilde BOISVERT « Plantes et remèdes naturels » p. 420-422
Anna Maria BOTTICELLI- Clementina CAGNOLA « Les plantes médicinales » p. 134
Léon VANNIER, Jean POIRIER « Précis de Matière Médicale Homéopathique » 8° éd, 11° tirage 1998, p. 356-357

 2) Ouvrages anciens 

Moyse CHARAS « Pharmacopée Royale galénique et chymique » Lyon, 1753, p. 209-210
François-Victor MERAT de VAUMARTOISE, Adrien-Jacques DE LENS « Dictionnaire universel de Matière Médicale et de Thérapeutique Générale » Bruxelles, 1837, Vol 3, p. 480-481
François-Joseph CAZIN « Traité pratique et raisonné des plantes médicinales indigènes » 2° éd. ’augmentée’, 1858, p. 776-777

 3) Articles scientifiques

(classés en ordre chronologique, des plus anciens aux plus récents)

(Note : en littérature scientifique anglaise, le Grand Plantain, P. major, s’appelle GREAT PLANTAIN ; et le Plantain lancéolé : RIBWORT PLANTAIN)

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 WEBOGRAPHIE

https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_plantain
https://fr.wikipedia.org/wiki/Plantago_lanceolata
https://fr.wikipedia.org/wiki/Plantago_media
https://fr.wikipedia.org/wiki/Plantago_ovata
http://www.wikiphyto.org/wiki/Plantain
https://www.psyllium.fr/les-formidables-proprietes-du-psyllium-blond/
https://www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche.aspx?doc=psyllium_ps


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