BIENFAITS des PLANTES MEDICINALES

VERVEINE OFFICINALE

dimanche 26 mai 2019 par Dr Dom COQUERET

VERVEINE OFFICINALE

Verbena officinalis L.

Article révisé en Octobre 2019

une touffe de Verveine sauvage sur le Chemin de la Colline
LADUZ (Yonne)

 Noms vernaculaires :

Verveine sauvage, Herbe sacrée, Herbe aux enchanteurs

 BOTANIQUE

Famille des Verbénacées

Plante herbacée vivace ; à tiges quadrangulaires et velues, dressées jusqu’à 50-70cm, et ramifiées, devenant grêles voire filiformes à leurs extrémités ; aux feuilles opposées, découpées avec des lobes dentés ;
Les fleurs sont en épis lâches, faites de corolles en tube à 5 pétales couleur mauve-pâle, à l’aisselle de bractées sessiles.
Les fruits sont des tétrakènes.
Cette plante aux rameaux grêles se remarque peu dans les herbes, au milieu desquelles elle paraît clairsemée et discrète.

Il ne faut pas la confondre avec la VERVEINE ODORANTE, dite « VERVEINE CITRONNELLE  » à cause de son odeur aromatique citronnée, qui a 2 dénominations latines : Aloysia triphylla et Lippia citriodora, cultivée dans les régions méridionales pour ses propriétés médicinales. Elle est moins riche en principes actifs que la Verveine sauvage, et son action est principalement digestive.

 HABITAT

La Verveine sauvage est une plante des prairies d’Europe, d’Asie et d’Afrique.
Elle pousse dans les vergers, dans les vignes, dans les lieux incultes, le long des chemins, et sur les talus ensoleillés. Elle est bio-indicatrices de terrains limoneux compactés.

tige et feuilles de Verveine officinale

 USAGE MEDICINAL 

 1) Historique et usages traditionnels 

La Verveine officinale a toujours été considérée comme une plante magique. A l’époque des Celtes puis des Gaulois, elle était utilisée dans « l’Eau lustrale » des Druides, dans les rituels de purification et pour prédire l’avenir. Les Romains s’en servait pour la purification des autels.

L’étymologie de « Verveine » vient d’ailleurs du mot latin « verbena » qui dénommait « tout rameau ou feuillage dont on ornait les autels », et aussi les rameaux de verveine, de laurier, d’olivier, ou de myrte portés en bouquets ou en couronnes lors des fêtes. Les soldats romains en ramassaient au bord des voies, et en gardaient dans leur sac, tant pour se sentir protégés contre les « plaies par le fer », que pour soigner celles-ci lorsqu’ils étaient blessés ; la plante, en effet, était connue comme vulnéraire et cicatrisante.

Puis la Médecine arabe hérita des connaissances botaniques et médicales greco-romaines de DIOSCORIDE et GALIEN.

Au Moyen-Age, la Verveine a été utilisée surtout sous le coup de croyances superstitieuses et magiques : pour des philtres d’amour, des « enchantements », ou des rituels de protections contre les forces malfaisantes… Elle faisait alors partie des « Herbes de sorcières ».
Toutefois, son utilisation comme « Simple » en médecine populaire a continué de rendre service dans les campagnes où elle était à disposition.

Et jusqu’au XVII°, XVIII°, et XIX° siècle ses emplois restèrent dans la mémoire des hommes : on s’en servait comme fébrifuge (dans les maladies fébriles, pulmonaires et grippales), contre les névralgies et les céphalées ; elle favorisait aussi l’accouchement (avec la MATRICAIRE), et l’allaitement (avec le POLYGALA).

HiLDEGARDE de BINGEN, abbesse du Monastère de Rupertsberg (en Rhénanie) au XII° siècle, reçut des visions sur les propriétés des plantes médicinales ; elle indiqua l’intérêt d’applications de compresses de Verveine sur les abcès, furoncles, panaris, fistules... ce qui favorise leur « percée » et leur écoulement ; et aussi sur les piqures de tiques et les adénites (Dr Wighard STREHLOW)

En 1760, Nicolas LEMERY, apothicaire à Paris sous le règne de Louis XIV, décrit les qualités de la Verveine officinale qui est « incisive, atténuante, céphalique, vulnéraire, résolutive, apéritive ; elle excite le lait aux nourrices, elle atténue la pierre du rein et de la vessie, elle est propre pour la colique venteuse » et « elle évacue la pituite » (le rhume). « On se sert de la plante écrasée pour apaiser la douleur de côté dans la pleurésie, étant appliquée dessus ».

Un siècle plus tard, François-Joseph CAZIN, qui refonda la Phytothérapie moderne à la fin du XIX° siècle, rappelle les propriétés reconnues à la Verveine. Celle-ci est « antispasmodique, diaphorétique, résolutive, astringente, vulnéraire, etc. Autrefois cette plante guérissait les fièvres intermittentes, l’hydropisie, l’ictère, la pierre, la chlorose, les coliques, les maux de gorge quelconques, les vapeurs, les ulcères, l’ophtalmie, la pleurésie, la céphalalgie ; elle augmentait le lait des nourrices ». Quant à son effet fébrifuge, il rappelle que de grands botanistes et médecins avant lui en ont parlé, entre autres : TOURNEFORT, BOERHAAVE, LINNE, CHOMEL… effet pour lequel, la plante a même été utilisée comme adjuvant du Quinquina. Il faut réaliser qu’à cette époque, les plantes exotiques puissantes prescrites comme remèdes (comme le Quinquina, l’Ipéca, la Noix muscade…) étaient coûteuses, et souvent remplacées par des plantes indigènes conformément à un usage traditionnel. Enfin la Verveine était également indiquée dans les migraines liées aux dysménorrhées. CAZIN nous dit qu’elle était encore beaucoup employée en cataplasmes dans la pleurodynie (douleur basi-thoracique associée à la pleurésie), les rhumatismes, les douleurs nerveuses, ainsi que dans les céphalalgies rebelles, et les névralgies de l’oreille.

La Verveine en Médecine Ayurvédique est classée comme « nervin rafraîchissant et antispasmodique » (avec la Camomille, la Menthe verte, le Houblon, le Jasmin, la Scutellaire...). Ses propriétés sont : antipyrétique, expectorante, et astringente (Dr FRAWLEY, Dr LAD)

 2) Composition & Pharmacologie 

Les études pharmacologiques, au XX° siècle et récentes, ont trouvé dans la plante une Huile essentielle, des mucilages (aux propriétés expectorantes), une saponine, des flavonoïdes (anti-oxydants) , et de la Vitamine K.
On a commencé à attribuer l’action de la plante à un glucoside appelé « Verbénine  », mais des analyses récentes ont affiné la composition, bien plus complexe (TIAN, 2005) (ZHANG, 2011)... :

- des Glucosides-Iridoïdes, de 0,2% à 0,5%, dont les 2 principaux sont :
. la Verbénaline qui est à la fois un antispasmodique et un stimulant de l’utérus qui en augmente les contractions
. et l’Hastatoside, qui associé à l’iridoïde précédent améliore l’activité delta des ondes cérébrales pendant le sommeil profond

- et des Polyphénols : parmi lesquels ont été isolés :
une classe de Phénylpropanoïdes (16-120 mg/g d’extrait sec) dont le principal est le Verbascoside (encore appelé « Actéoside ») dont le taux peut atteindre jusqu’à 97% du total des phénylpropanoïdes (BILIA, 2008).
Présent dans les parties aériennes de la plante, son taux est maximal (0,32%) dans les racines (DEEPAK, 2000 b). C’est un glucoside également présent dans le Plantain, le Marrube, le Bouillon blanc, la Ballotte…, un anti-inflammatoire et antalgique, ainsi qu’un immuno-modulateur.
- et le Martynoside qui, avec l’Actéoside, se fixent sur les récepteurs oestrogéniques, pour y exercer une action anti-oetrogène protectrice des cancers hormonodépendants du sein et de l’endomètre ; ainsi qu’une activité anti-métastatique.

- et des Flavonoïdes :
. la Lutéoline-7-diglucuronide
. et des dérivés di-glucuroniques d’Apigénine (VERMA, 2011)
. et, récemment isolés, des dérivés glucosidiques et glucuroniques de Scutellaréine (un flavonoïde connue chez la Scutellaire, le Serpolet...) :
Scutellaréine 7-glucoside
Scutellaréine 7-glucuronide
Scutellaréine 7-diglucuronide
Scutellaréine 7-O-(2-O-feruloyl)-diglucuronide
et des dérivés galactosidique et glucuronique de Pédalitine :
Pédalitine 6-galactoside
Pédalitine 6-O-diglucuronide
Pédalitine 6-O-(2-O-feruloyl)-diglucuronide (REHECHO, 2011).

- des Stérols : β-Sitostérol et β-Sitostérol-D-glucoside

- des acides organiques : acide ursolique et 3-épiursolique ;
et acide oléanique et 3-épioléanique (DEEPAK, 2000, a)

et dans l’Huile Essentielle (HE) :
- chez une Verveine officinale marocaine (analysée en France) : plus de 50 composants isolés, dont les principaux sont :
Spathulénol 10,8%
Limonène 7,5%
1,8-Cinéole 7,5%
Caryophyllène oxyde 7,3%
ar-Curcumène 6,0% (CHALCHAT, 1996)

- chez une Verveine officinale récoltée en Iran :
4-(1-Methylethyl)-Benzylic Alcool 53,80%
1,8-Cinéole (Eucalyptol) 7,44%
Thymol 7,30%
Caryophyllène oxyde 4,34%
1-Limonène 4,33%
7,8,8a-Hexahydronaphtalène-1-Méthanol 3,44%
Z-Citral 3,24%
ar-Curcumène 2,89%
6-Méthyl-5-Hepten-2-One 2,21%
Béta-Bisabolène 1,73% (GHARACHORLOO, 2016)

- une autre Verveine iranienne a une composition différente (laissant supposer une autre variété) :
1-octen-3-ol (Octénol) 32,76%
Verbénone 20,49%
3-Hexen-1-ol 7,28%
Géranial 7,22%
Linalool 4,66% (SHAMSARDAKANI, 2003)

Les recherches pharmacologiques ont mis en évidence de très intéressantes propriétés :

Les différentes parties de la plante sont antibactériennes : les tiges sont les plus antibactériennes sur le Staphylococcus aureus, et sur le Pseudomonas aeruginosa de façon supérieure à l’Amoxicilline ; les feuilles également sont antibactériennes sur Staphylococcus aureus, Pseudomonas aeruginosa, et Citrobacter freundii ; les racines sont antibactériennes sur Staphylococcus aureus, Pseudomonas aeruginosa, Bacillus subtilis, et actives sur les bactéries Gram -, mais moins, sur E. Coli, Salmonella typhi, et Klebsiella pneumoniae (AHMED, 2017).

Pour d’autres auteurs, l’extrait éthanolique de Verveine à la concentration de 100mg/ml est très bactéricide sur les Gram - : E. Coli, Proteus vulgaris et Bacillus subtilis (ZHANG, 2017).

Des extraits de feuilles sont antifongiques (CASANOVA, 2008).

Les extraits de Verveine ont, in vivo chez l’animal, un effet anti-inflammatoire (dans le modèle de l’oedème de la patte du rat provoqué par le Carragénate) (DEEPAK, 2000).
Toujours chez l’animal, l’extrait de feuilles de Verveine réduit fortement l’oedème de l’oreille quand administré à la fois par voie orale et en localement ; il peut être utilisé en topique anti-inflammatoire (CALVO, 1998). L’expérimentation sur l’animal d’un Gel de Verveine à 3% est efficace sur l’oedème de la patte, de façon comparable au Gel de Piroxicam ; avec un effet analgésique du topique à partir de 2%, cependant inférieur à celui du Salicylate de méthyle (CALVO, 2006).

La Verbénaline, principale substance iridoïde de la Verveine, a été testée chez la souris mâle atteinte de prostatite, à des posologies croissantes. Aux doses supérieures, il fut observé : une augmentation de la consommation hydrique (et de la diurèse), une réduction de l’inflammation prostatique et épididymaire, ainsi qu’une augmentation de l’épaisseur du thymus, avec une mobilisation des lymphocytes, signant une immunostimulation (MIAO, 2016).

En Médecine traditionnelle chinoise, la Verveine est utilisée comme diurétique, expectorante et anti-rhumatismale. Son action antitussive a été étudiée dès 1985 (GUI, 1985) et récemment ré-étudiée (REN, 2013). Chez la souris et le cobaye, la Verveine ainsi que son principal composant iridoïde la Verbénaline, espacent les accès de toux, diminuent les contractions trachéales, et ont un effet anti-inflammatoire sur l’arbre bronchique manifesté par la diminution des sécrétions (YUAN, 2010).

L’Actéoside et le Martynoside possèdent tous les deux une action anti-estrogénique, légèrement différente : l’Actéoside est anti-oestrogénique sur les cellules de cancer du sein et les ostéoblastes, mais pas sur les cellules endométriales ; le Martynoside est aussi anti-oestrogène sur les cellules de cancer du sein, mais également anti-prolifératif sur les cellules endométriales ; il se comporte donc comme un « SERM naturel » (Selective estrogen receptor modulator) (PAPOUTSI, 2006).

Mais la Verveine est aussi contragestationnelle, du moins in vitro sur des cultures placentaires. Selon la concentration d’extraits de Verveine, sont constatés : une baisse du taux de sécrétion d’HCG, ainsi que des anomalies du trophoblaste (XU,1998).

La Verveine agit sur le système nerveux :
La Verveine est sédative, et chez la souris dont des crises épileptiques sont induites, des extraits à posologies de 100, 300, 500mg retardent le déclenchement des crises épileptiques, et en diminuent la durée. Ils raccourcissent l’endormissement, et allongent la durée du sommeil. Ces effets sont en faveur d’une action sédative sur le système nerveux central (SNC) (KHAN, 2016).
Cette propriété anticonvulsivante est confirmée : chez la souris dont l’épilepsie est induite par la PTZ ou les électrochocs, la Verveine réduit les crises. le mécanisme protecteur serait une potentialisation du système GABAergique. Cela valide des données d’ethnomédecine, car chez des populations iraniennes, la plante est traditionnellement utilisée pour traiter les convulsions (RASHIDIAN, 2017).
Testée chez l’animal, son administration chez le rat de deux iridoïdes l’Hastatoside et la Verbénoline, avec contrôle électroencéphalographique, augmente la durée du sommeil (non- à mouvements oculaires rapides) de 81% et 42% respectivement (MAKINO, 2009).
L’extrait aqueux de plante totale d’une variété proche de Verveine (la Verveine hastée), chez le rat, réduit le temps de latence à l’endormissement, et augmente la durée du sommeil. Le site d’action au niveau cérébral semble bien être le complexe-récepteur-GABA A aux Benzodiazépines ; puisque l’effet somnifère de cette Verveine est antagonisée par le Flumazénil (un antagoniste sélectif de ce récepteur GABA aux Benzodiazépines). Il est conclu que la Verveine est un sédatif-hypnotique agissant de façon similaire au Diazépam (AKANMU, 2002).
La Verveine aux doses de 100 et 200mg/kg réduit le temps d’immobilité chez la souris exposée aux tests de suspension par la queue et de nage forcée, résultat interprété comme « antidépresseur » ; signifiant plutôt la capacité à retrouver de la réactivité (KAMAL, 2015).
Sur ces deux mêmes tests comportementaux chez la souris (de suspension par la queue et de nage forcée), une autre étude a vérifié l’action d’un extrait aqueux de Verveine sur la réduction du temps d’immobilité. Mais c’est surtout la mise en évidence d’une affinité de liaison de certains composants de la Verveine, la Verbénaline et le Verbascoside, au SERT (le transporteur de la recapture de la Sérotonine), qui permet d’évoquer une action antidépressive. Un rapprochement est fait avec la Paroxétine (un antidépresseur inhibiteur de la recapture de la Sérotonine) (LASICA, 2017).

L’extrait aqueux de Verveine atténue la toxicité du peptide beta-amyloïde, dont on sait que l’accumulation extracellulaire est une des caractéristiques de la Maladie d’Alzheimer. Il peut donc être considéré comme un neuroprotecteur (LAI, 2006).

La Verveine corrige des désordres lipidiques induits par un régime gras. Sous régime enrichi en graisses, la souris développe un syndrome hyperlipidémique marqué par une élévation du Cholestérol total, des Triglycérides, du LDL et du VLDL, tandis que que s’abaisse le HDL. Ce type d’hyperlipidémie est connu comme athérogène, il conduit à l’athérosclérose et à la maladie coronarienne. Un traitement à l’extrait brut de Verveine à la posologie de 500mg/kg ramène les taux lipidiques à la normale, de façon comparable à l’action de l’Atorvastatine à 10mg/kg : ainsi, le LDL monté à 317 mg/dl sous régime gras, s’abaisse à 86 sous Verveine 500mg/kg, versus 89 sous Atorvastatine, mais ce taux de LDL s’effondre à 49mg/dl sous verveine 1000mg/kg. Quant aux VLDL monté à 32 mg/dl sous régime gras, ils s’abaissent à 29,2 sous Verveine 500mg/kg et 16,0 sous Verveine 1000mg/kg versus 22,4 sous Atorvastatine 10mg/kg (ASHFAQ, 2017).

La Verveine possède des propriétés antitumorales.
Elle inhibe la croissance, in vivo chez la souris, de la tumeur H22 ; à des doses croissantes d’extrait de Verveine, le pourcentage de réduction du poids de la tumeur est de :
15,71% avec Verveine 10mg/kg
28,20% avec Verveine 20mg/kg
38,78% avec Verveine 40mg/kg
versus 42,94% sous Cisplatine 1mg/kg (KOU, 2013).
Elle induit l’apoptose de cellules cancéreuses de Choriocarcinome humain (ZHANG, 2005).
En outre, un nouveau triterpénoïde isolé, l’acide 4-épi-barbinervique possède une action antitumorale in vitro sur une lignée cellulaire d’hépatome humain (Bel 7402) (SHU, 2013).

L’Huile Essentielle de Verveine, in vitro après 6 heures d’incubation, induit une apoptose significative des polynucléaires de façon plus importante (76%) chez des patients atteints de leucémie myéloïde chronique (LMC) que chez des sujets sains (56%). Le Citral participe à cette action. Le mécanisme serait une activation de la capsase-3 (une enzyme impliquée dans le processus d’apoptose) (DE MARTINO, 2008).
L’Huile Essentielle de Verveine et Citral qui est un des principaux composants de cette HE ont tous les deux une action significative d’induction apoptotique des lymphocytes de la leucémie lymphoïde chronique (LLC) à des concentrations de 0,01% à 0,1% (DE MARTINO, 2009).

Verveine dans les chaumes au-dessus de la Grande Côte
IRANCY (Yonne)

 3) INDICATIONS THERAPEUTIQUES de la VERVEINE OFFICINALE

Elles se résument ainsi :
=> La Verveine a une action favorable sur le système nerveux, puisqu’elle est à la fois une plante qui améliore le sommeil et atténue le stress et l’anxiété (par action au niveau cérébral sur le récepteur GABA aux benzodiazépines) ; elle réduit la sensation de fatigue, de lassitude, et réduit la tendance à la dépression (en freinant un neurotransmetteur cérébral, la MAO ou monoamine oxydase).
C’est une plante qui a la réputation de redonner de la vie et de la joie.
En outre, elle est antispasmodique, et réduit les crampes.
La Verveine est un antinévralgique traditionnellement indiqué dans les céphalalgies (« maux de tête ») et les névralgies faciales, dont la névralgie du Trijumeau.

=> Elle est classée dans les « toniques amers  » (cf H. LECLERC) c’est-à-dire qu’elle redonne du tonus ; légèrement amère, elle ouvre l’appétit, et stimule les sécrétions gastriques (stomachique), tout en fortifiant le foie.
C’est un parasympathicotonique doux qui stimule le pneumogastrique ou nerf vague qui contrôle l’ensemble des organes affectés à la digestion.
Elle augmente le tonus des muscles lisses intestinaux, utile chez ceux qui ont tendance à avoir des diarrhées motrices ; par contre, cela favoriserait la constipation. Elle est émétique à fortes doses.

=> Elle est fébrifuge et anti-inflammatoire ; indiquée en cas de fièvre.

=> La plante est astringente, réduit les « écoulements » pathologiques, comme la pituite (qui l’écoulement nasal au cours du rhume, ou « rhinorrhée ») et la diarrhée.

=> Elle est diurétique légère indiquée dans les oedèmes d’origine hépato-rénale.

=> C’est tonicardiaque léger, tout en étant hypotenseur. Des recherches récentes auraient découvert une action anti-agrégante plaquettaire (comme l’Aspirine).

=> Son mucilage favorise l’expectoration dans les bronchites. Elle calme la toux excessive ; elle évacue les mucosités des rhino-sinusites.

=> C’est une plante Hormonale, qui stimule la libération hypophysaire de FSH et LH, hormones qui stimulent et régulent l’activité ovarienne, les cycles féminins, et le taux des oestrogènes. Elle s’avère donc régulatrice du cycle féminin, et améliore particulièrement le syndrome prémenstruel (avec ses symptômes de « tension psychique », de rétention hydrique, de migraines prémenstruelles).
Par ailleurs, elle stimule les contractions utérines. Et l’Huile Essentielle de Verveine est classée parmi les HE « ecboliques » qui provoquent les contractions utérines, susceptibles de provoquer l’expulsion du foetus. La Verveine n’est donc pas à prendre au cours de la grossesse, mais elle est très intéressante à prendre au moment de l’accouchement qu’elle facilite.
Par ailleurs, la Verveine stimule la lactation, et peut donc être continuée pendant toute la durée de celle-ci.

=> En applications locales, elle soulage de nombreuses dermatoses  : par son action anti-inflammatoire, elle apaise les brûlures des érythèmes et les douleurs des piqures (comme le Plantain), les inflammations des contusions et des foulures, et les prurits dermatoses prurigineuses ; elle est antibactérienne, vulnéraire et cicatrisante  : favorise la guérison des plaies (comme l’Achillée) et accélère la cicatrisation des crevasses, gerçures, coupures…

=> Les travaux de Jacques FLEURENTIN, en plus des propriétés anti-inflammatoires et hormonales, ont mis en évidence des propriétés immunomodulantes médiées par les globules blancs ; l’immunostimulation passerait par une stimulation d’une interleukine. Le fait connu que la pharmacopée chinoise utilisait une variété de Verveine dans les accès palustres et les états grippaux, trouve maintenant leur explication scientifique.

=> Enfin, elle réduirait la toxicité du peptide bêta-amyloïde impliqué dans la Maladie d’Alzheimer (travaux qui mériteraient d’être validés en clinique humaine).

=> Quant à l’action antitumorale de la Verveine, elle n’a été mise en évidence que in vitro sur des cultures cellulaires, et chez l’animal sur des tumeurs solides ; mais aucune étude clinique n’a été menée en clinique humaine pour que l’on puisse en recommander l’emploi.

 RECOLTE

Cueillir les feuilles, les tiges, et les sommités fleuries en début de floraison ; étaler et laisser sécher en local aéré, sec. Conserver en bocaux à l’abri de la lumière.

 EMPLOI MEDICINAL et POSOLOGIE 

- en TISANES : en infusion ou décoction légère pendant 10 minutes, de feuilles et fleurs séchées, ou de plante entière : 2-3 g/tasse (FLEURENTIN recommande 1,5 g) soit 1 à 2 cuillères-à-café par tasse ; le goût est amer, on peut l’adoucir avec du miel ; à répéter x 4-5 fois/j. en période de fièvre, notamment bronchitique, de toux, ou de rhino-sinusite (Association avantageuse avec le SUREAU, la BOURRACHE…)
pour traiter le syndrome prémenstruel et les migraines cataméniales : faire des cures de 10 jours en 2° partie de cycle, ou au moins les 7 derniers jours.

- en TEINTURE MERE : VERBENA OFFICINALIS TM 30 à 50 gouttes x 2 à 3 fois/j. permet de traiter facilement des troubles digestifs, ou nerveux. Pour faciliter le sommeil le soir : 100 à 125 gouttes soit 1 cuillère-à-café en monoprise le soir au coucher.

- en HE (Huile essentielle) savoir que 10 ml est le concentré d’environ 4 à 5 kg de plantes , 1 goutte d’HE équivaut sommairement à 20-25 grammes de plante ! d’où posologie 1-2 gouttes x 2-3 fois/j. au maximum.

- en GELULES de VERVEINE OFFICINALE : dosées habituellement à 230mg ou 250mg/gélule ; posologie en aigu de 6 gélules/jour (en 3 prises de 2 gélules) soit 1380mg à 1500mg/24H lors d’une affection fébrile, une bronchite, un rhume, ou une diarrhée ; puis en cures plus étalées : 3 à 4 gélules /jour soit 1 gramme/24H pendant 7-10j en prémenstruel, voire pendant 6 à 8 semaines en cas de fatigue, inappétence, ou d’humeur dépressive légère et transitoire.

- en Applications locales : sous forme de CATAPLASMES d’une décoction d’une poignée de Verveine dans 15-20ml en compresses imbibées, laissées 1à 2 heures sur une contusion, une plaie rebelle, un ulcère, une piqure d’insecte…

Associations conseillées :
- avec la MENTHE pour faciliter la digestion et comme antispasmodique digestif (éviter la prise du soir, car le pouvoir tonique la Menthe peut entraver le sommeil)
- avec la MELISSE, une bonne antispasmodique, qui peut être prise sans réserve, y compris le soir
- avec la VALERIANE ou la PASSIFLORE en cas de stress, de nervosité, d’anxiété
- avec d’autres plantes « hypnotiques » pour faciliter le sommeil : ESCHOLTZIA ou HOUBLON en cures alternées

Contrindications :
- il existe des cas d’allergie ; stopper toute administration orale ou locale en cas d’urticaire
- les femmes enceintes à cause du risque de déclenchement d’accouchement prématuré (sauf au moment de l’accouchement)
- les patientes sous Hormonothérapie par SERM ou modulateur des récepteurs aux oestrogènes (à cause d’une compétition pour ces récepteurs)
- les patients sous anticoagulants (du fait de la Vitamine K qu’elle contient)
- les patients polymédiqués (à cause d’une interaction sur le Cytochrome P450, qui modifierait le métabolisme hépatique de leurs médicaments)

 PHARMACOPEE FRANÇAISE 

Liste A (ansm Janvier 2017)

 REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

 1) Bibliographie générale

H. LECLERC « Précis de phytothérapie » p. 157
Jan VOLAK – Jiri STODOLA « Plantes médicinales » p. 305
Frantisek STARY « Plantes médicinales » p. 214-215
Pr J-P CHAUMONT – Dr J-M MOREL « Se soigner avec les plantes de Bourgogne » p. 238-239
Jacques FLEURENTIN « Du bon usage des plantes qui soignent » p. 332-333
Gérard DUCERF « L’encyclopédie des Plantes bio-indicatrices » Vol1, p.320
Dr Wigghard STREHLOW « HILDEGARDE de BINGEN, sa Médecine au quotidien » p. 144
Dr David FRAWLEY, Dr Vasant LAD « La Divinité des Plantes » p. 109 et 297

 2) Ouvrages anciens 

Nicolas LEMERY « Dictionnaire universel des drogues simples », (1760), § « Verbena » p. 781

François-Joseph CAZIN « Traité pratique et raisonné des plantes médicinales indigènes », 1868, p. 1096-1097

 3) Articles scientifiques 

(classés en ordre chronologique, des plus anciens aux plus récents)
en langue anglaise, la Verveine est nommée « VERVAIN ».

GUI CH, TANG RJ. « (Studies on the antitussive constituents of Verbena officinalis ») (Article in chinese) Zhong Yao Tong Bao : Bull. Chin. Mater. Med. 1985 Oct ; 10(10) : 35

CHALCHAT J-C, GARRY RP. « Chemical comosition of the leaf oil of Verbena officinalis L. » J. Essential Oil Res. 1996 Jul ; 8(4) : 419-20 (Université Clermont Auvergne, France)

XU C, LU X, JIAO Z, et al. « Mechanism of contragestational effect of Verbena officinalis extract » Acta Academiae Medicinae Nanjing 1998-05 (Nanjing Medical University, Nanjing, China)

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 WEBOGRAPHIE 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Verveine_officinale

http://www.doctissimo.fr/html/sante/phytotherapie/plante-medicinale/verveine.htm

http://www.wikiphyto.org/wiki/Verveine_officinale

https://www.altheaprovence.com/blog/verveine-officinale/

(site de Christophe BERNARD, herbaliste)

[https://www.masantenaturelle.com/chroniques/herbier/verveine-officinale.php

[http://www.biolineaires.com/la_verveine_officinale_contre_les_troubles_nerveux_et_hepatiques/


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